Module Professionnel et Pédagogique 2
Les simulations pédagogiques
Using simulations in class
Responsable
Yves Schemeil (Sciences Po Grenoble) yves.schemeil@sciencespo-grenoble.fr
Présentation scientifique
L’innovation pédagogique en France n’est pas simple : les auditoires qui devraient en bénéficier en priorité sont souvent trop vastes ; la nécessité de remplir un programme trop lourd pour le nombre de séances assigné décourage souvent les enseignants les plus audacieux de sortir des sentiers battus ; l’absence d’une tradition française de recherche sur ces outils pour en tirer des leçons sur des négociations réelles, et le peu de reconnaissance statutaire pour ceux qui les mettent au point s’avèrent dissuasives.
En dépit de ces obstacles, l’innovation est réelle, que ce soit dans les masters à visée professionnelle de la discipline qui se sont créés ces dernières années dans la plupart des universités françaises ou dans ces temples de l’avant-garde que sont les IEP (où chacun s’emploie à conserver une distance avec ce qui se pratique en faculté, bien qu’avec moins de soutien qu’en école de commerce). Ainsi se multiplient les travaux portant sur des cas pratiques, au cours desquels les étudiants se mettent dans la position où ils espèrent un jour se trouver.
Se glisser dans la peau d’un fonctionnaire, d’un agent public, d’une militante, d’une ministre, etc., oblige à en adopter le vocabulaire (un exercice d’écriture salutaire pour des politistes dont l’avantage comparatif est de rédiger mieux que d’autres), à en maîtriser les formats et les procédures, à connaître les consignes en vigueur dans le monde réel. Mieux, cette projection permet ensuite de dépasser les contraintes que ces modèles d’action font peser sur les acteurs dans le monde réel : elle débouche parfois sur des initiatives et des propositions inédites dont qui mériteraient d’être portées à la connaissance des acteurs du monde réel les plus concernés.
Au cours de telles expériences, étudiants et étudiantes se trouvent des talents et des capacités méconnues ou sous-estimées, prennent confiance en eux, s’affirment non sans surprise comme des personnalités tout à fait opérationnelles dans la vie active. C’est aussi l’occasion de découvrir que le monde professionnel ne ressemble que de loin à l’image qu’on s’en fait sur les bancs d’un établissement d’enseignement supérieur. Bref, de telles expériences sont à la fois source d’autonomie voire de pouvoir, et causes de prises de conscience qui transforment en un temps record les plus passifs en professionnels aguerris.
La palette des simulations envisageables est très large : elle va de la rédaction individuelle d’une dépêche diplomatique ou d’une circulaire d’application d’un texte réglementaire, à celle, plus collective, d’un relevé de conclusions de négociations internationales, en passant par une démarche de lobbying auprès d’autorités imaginées, au nom d’une entreprise, d’un groupe de plaidoyer, ou de tout autre acteur épistémique. On peut ainsi penser à une simulation d’audition par une commission des lois saisie pour entendre des justifications normatives à l’appui d’un projet de loi ou dans le but de le modifier (dans un cours de théorie politique) ; à une simulation de négociations internationales avec constitution de coalitions, tentatives de médiation, organisation de ralliements, et rédaction de textes finaux consensuels, faisant place à des voix dissidentes (dans un cours de RI) ; à une simulation de gestion d’opérations interculturelles menées par des Etats, des ONG, des OIG, des syndicats et fds organisations patronales, dans des pays dont les styles de vie, les usages, les valeurs diffèrent de ce qui est habituellement tenu pour acquis sur la scène mondiale (dans un cours de négociations interculturelles).
Du point de vue pratique, une simulation peut se faire avec peu de moyens (une missive conçue par une personne seule, sans aucune interaction), comme avec des outils sophistiqués (quand les étudiants, chacun derrière un ordinateur chargé avec un logiciel web factice ou bien contenant des séquences audio et vidéo et des archives, dialoguent d’abord entre eux, puis avec leur back office, enfin avec la chairperson de l’opération). Dans tous les cas, ce qui est attendu de chaque étudiant ou étudiante est (a) une très grande empathie (au triple sens du terme : capacité de se projeter dans une position imaginaire, même si elle semble invraisemblable, par exemple une diva du passé recherchant un emploi dans un opéra, ou un personnalité politique aux antipodes de ses propres préférences idéologiques ; capacité de se projeter soi-même dans le futur, même quand on parvient mal à se le représenter ; capacité de comprendre les raisons du comportement d’autrui, même quand elles conduisent à des actes immoraux) ; (b) un savoir-faire permettant de se documenter rapidement sur le contexte et sur les motivations des acteurs réels auxquels on emprunte la personnalité et dont on assume temporairement la charge; (c) une capacité de rédaction et de mise en page de présentations publiques claires et univoques pour tous leurs auditeurs ou lecteurs ; (d) une performance rhétorique de niveau suffisant pour être considérée comme valide dans le monde réel, où elle se déroule parfois en anglais.
Au cours de cette séance, des expériences menées dans divers lieux, en France et à l’étranger, seront rapidement présentées au public, puis commentées et critiquées. Les inventeurs de modèles de simulation désireux de partager leur expérience sans être présents à Strasbourg pourront envoyer une courte vidéo de leurs dispositifs de simulation, ou un texte collationnant divers documents expliquant le fonctionnement d’une expérience conduite dans leur établissement. A titre d’exemple, un modèle de simulation utilisé à l’UQAM fera l’objet d’une projection. On peut aussi penser à une étude critique des simulations en vogue chez les étudiants comme celle des Nations Unies. L’aspect « recherche » de ces expériences ne sera pas négligé, sans être prioritaire, pourvu que des personnes se portent volontaires pour en parler. Contrairement aux expérimentations conduites en psychologie politique, par exemple, il s’agira davantage ici de montrer comment le recours à une simulation de la réalité permet de la modéliser que de reproduire des itinéraires de décision maintes fois empruntés (comme la célèbre expérience de Stuart Milgram sur l’autoritarisme). En modélisant, on attribue à des décisions historiques des causes jusque là ignorées (les conflits persistants constituent de bons cas d’étude, car de nouvelles techniques de simulation conduisent parfois à de nouvelles explications). Ou alors, quand les simulations de négociations sont répétées (d’autant plus que la situation dure, comme la question du changement climatique d’origine humaine, ou des questions de genre), il devient possible de mieux reconstituer les algorithmes de décisions entre lesquels les acteurs du monde réel arbitrent sans le savoir. Ce type de recherche est immédiatement appropriable par les étudiants qui y prennent part et c’est à ce titre qu’elle peut compléter le programme d’un module centré sur la pédagogie.
Les participants auront le temps de décrire leurs propres activités de simulation pédagogique, appuyées par des documents papiers, audio ou vidéo, et d’en confronter la spécificité à celles de leurs collègues : le partage d’expérience et la diffusion des « meilleures pratiques » sont en effet des objectifs légitimes dans le domaine de l’innovation pédagogique.
Innovative teaching requires time, limited size, and peer recognition: lack of such resources explains why it is less developed in France than elsewhere. However, scholars do innovate: workshops and case studies put learners in the sort of professional position to which they will apply. Imagining oneself as a civil servant, a party activist, or a cabinet member, is not only empowering and enlightening: it is conducive to adapt wording and drafting techniques to the conditions that prevail in the real world, and for which political scientists have a comparative advantage.
The list of conceivable exercises approximating real conditions of work is long, from the simplest kind of impersonation –writing a memorandum of understanding– to a sophisticated negotiation. Technically, a simulation can be done with simplicity (drafting a text according to the rules of the field), or complexity (using fake websites, and computer networks).
Students learn how to interact, bargain, play a power game or reach a consensus. Moreover, they experience empathy i.e., a capacity to put oneself in a non-experienced position; (a capacity to imagine oneself in the future; a deep understanding of the motivation of others’ behaviour. They also learn how to investigate under short notice, and express themselves with clarity and precision according to the usual communication standards.
Using simulation games in research is not a priority, but inventive papers addressing such models are welcome. The main goal of this seminar is nonetheless to identify best practices in pedagogy.
Programme
Yves Schemeil, Quand simuler stimule : la simulation comme innovation pédagogique.
Se glisser dans la peau d’un fonctionnaire, d’un agent public, d’une militante, d’une ministre, etc., oblige à en adopter le vocabulaire, à en maîtriser les formats et les procédures, à connaître les consignes en vigueur dans le monde réel. Mieux, cette projection permet ensuite de dépasser les contraintes que ces modèles d’action font peser sur les acteurs dans la vie : elle débouche parfois sur des initiatives et des propositions inédites dont qui mériteraient d’être portées à la connaissance des acteurs concernés.
Au cours de telles expériences, étudiants et étudiantes se trouvent des talents et des capacités méconnues ou sous-estimées, prennent confiance en eux, s’affirment non sans surprise comme des personnalités tout à fait opérationnelles dans la vie active. C’est aussi l’occasion de découvrir que le monde professionnel ne ressemble que de loin à l’image qu’on s’en fait sur les bancs d’un établissement d’enseignement supérieur. Bref, de telles expériences sont à la fois source d’autonomie voire de pouvoir, et causes de prises de conscience qui transforment en un temps record les plus passifs en professionnels aguerris.
La palette des simulations envisageables est très large : elle va de la rédaction individuelle d’une dépêche diplomatique ou d’une circulaire d’application d’un texte réglementaire, à celle, plus collective, d’un relevé de conclusions de négociations internationales, en passant par une démarche de lobbying auprès d’autorités imaginées, au nom d’une entreprise, d’un groupe de plaidoyer, ou de tout autre acteur épistémique. Une simulation peut se faire avec peu de moyens (une missive conçue par une personne seule, sans aucune interaction), comme avec des outils sophistiqués (quand les étudiants, chacun derrière un ordinateur chargé avec un logiciel web factice ou bien contenant des séquences audio et vidéo et des archives, dialoguent d’abord entre eux, puis avec leur back office, enfin avec la chairperson de l’opération).
Dans tous les cas, ce qui est attendu de chaque étudiant ou étudiante est (a) une très grande empathie (au triple sens du terme : capacité de se projeter dans une position imaginaire, même si elle semble invraisemblable, par exemple une diva du passé recherchant un emploi dans un opéra, ou un personnalité politique aux antipodes de ses propres préférences idéologiques ; capacité de se projeter soi-même dans le futur, même quand on parvient mal à se le représenter ; capacité de comprendre les raisons du comportement d’autrui, même quand elles conduisent à des actes immoraux) ; (b) un savoir-faire permettant de se documenter rapidement sur le contexte et sur les motivations des acteurs réels auxquels on emprunte la personnalité et dont on assume temporairement la charge; (c) une capacité de rédaction et de mise en formule de présentations publiques claires et univoques pour tous leurs auditeurs ou lecteurs ; (d) une performance rhétorique de niveau suffisant pour être considérée comme valide dans le monde réel, où elle se déroule parfois en anglais.
Yves Schemeil est professeur de science politique à l’IEP de Grenoble
yves.schemeil@sciencespo-grenoble.fr
Charles-Philippe David, Le jeu de rôle dans le cadre du NSC américain : pour mieux comprendre la prise de décision en politique étrangère
Les cours de maîtrise en science politique donnent l’occasion aux étudiants de débattre les notions théoriques et les études de cas. On demande à l’étudiant de faire part de ses interprétations personnelles en classe, mais on lui demande rarement de s’investir dans l’application pratique de la réflexion théorique. Tout demeure relativement abstrait et une certaine distance avec le sujet d’analyse est maintenue. Certes, les discussions dans les séminaires sont essentielles au cheminement académique des étudiants, mais quelle expérience pratique peut vous permettre de mieux comprendre la formulation de la politique étrangère des États-Unis? À notre avis, le jeu de rôle est très utile à ce titre. En plus de prendre ses racines dans l’univers théorique de la science politique, le jeu de rôle stimule des connaissances nouvelles et permet de développer des aptitudes incontournables pour quiconque voudrait, un jour, œuvrer dans l’univers de la politique internationale ou au sein des gouvernements : travail d’équipe, curiosité et créativité, réaction rapide et cohérente à des événements imprévisibles, capacité de trouver un compromis acceptable, formulation précise d’une entente ou encore d’une politique officielle, etc.
Le séminaire sur la politique extérieure américaine, que nous dirigeons, veut aider les étudiants à développer de telles connaissances et aptitudes. Plus qu’un simple cours sur les théories et les enjeux de la politique étrangère des États-Unis, le séminaire favorise les apprentissages grâce au jeu de rôle. Outil pédagogique relativement peu utilisé dans notre université, le jeu de rôle procure – selon notre expérience – une très grande satisfaction aux étudiants. Le défi est de taille, mais il peut être relevé avec succès grâce à votre participation active et positive. C’est la clé du bon fonctionnement d’un jeu de rôle, un exercice intellectuel dont on retire de riches apprentissages et dont on garde généralement d’excellents souvenirs.
Puisqu’il est l’agence centrale de l’élaboration de la politique étrangère des États-Unis, le Conseil de sécurité nationale des États-Unis (NSC) offre un cadre exceptionnel pour notre jeu de rôle. En effet, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le NSC est devenu la principale enceinte de discussion entre le président et ses principaux conseillers de politique étrangère. Quand on étudie les cas de la guerre du Golfe sous George H. W. Bush, de l’opération militaire au Kosovo sous Clinton ou encore de l’intervention militaire en Irak sous G.W. Bush, on constate la centralité du NSC dans l’élaboration des projets qui guident l’action internationale de la superpuissance américaine. En mettant les étudiants dans la peau des principaux membres du NSC, ils peuvent sans nul doute mieux comprendre la dynamique au sein de cette institution et, partant, la complexité de la formulation de la politique extérieure au sein de la Maison-Blanche. De surcroît, ils sont en mesure d’évaluer la pertinence de la plupart des concepts théoriques étudiés dans le séminaire, comme les notions de « pensée groupale » (groupthink), de prise de décision dans un « contexte d’information incomplète », de « luttes bureaucratiques » ou encore de « contraintes de temps ».
Charles-Philippe David est Professeur au Département de science politique de l’UQAM et titulaire de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques.
david.charles-philippe@uqam.ca
Raul Magni Berton : Délibération et décision collective : autour de distributions justes de notes.
Dans le cadre de conférences de méthodes tenues à l’IEP de Bordeaux (2008-2009) et à l’IEP de Grenoble (2010-2011), les étudiants ont participé à une expérimentation sur la délibération. Ils ont été divisés par groupes de 7, et chacun des groupes devait statuer sur une distribution de notes.
Délibération : chaque groupe devait délibérer pendant 30 minutes. La règle du débat était libre. A la fin de l’expérimentation, les étudiants évaluaient la « qualité » de la délibération, en répondant à des questions spécifiques sur un questionnaire.
Décision collective : les groupes (au total 18) n’ont pas été tous soumis à la même règle de décision collective. 4 règles différentes de décision collective ont été imposées et variaient selon le groupe.
Justice distributive : parmi les 4 distributions de notes parmi lesquelles il fallait choisir, 3 obéissaient à des critères structurels de justice : le maximin, la maximisation de la moyenne ou la minimisation de l’écart. La quatrième était clairement injuste.
A travers l’utilisation conjointe de 3 normes collectives – délibération, décision collective et justice distributive – les étudiants et l’enseignant ont pu, de l’intérieur, en saisir les tensions.
Les résultats finaux sur l’ensemble des expériences menées seront présentés pour débattre autour des principes normatifs qui régissent nos sociétés actuelles.
Raul Magni Berton est professeur de science politique à l’IEP de Grenoble.
raul.magni-berton@iep-grenoble.fr
Christophe Bouillaud : Argumenter et imaginer, ou quand des étudiants d’IEP se révèlent (ou pas) idéologues.
Depuis 1998, dans le cadre des Conférences de méthode « Théorie politique » de la 3ème année de la section Politique de l’Institut d’Etudes politiques de Grenoble, l’ensemble des étudiants de la dite section est invité par les enseignants responsables de celle-ci à participer à un exercice, inter-Conférences, nommé (sommairement) la « simulation ».
Ce dernier consiste à simuler des auditions parlementaires sur des enjeux d’intérêt public où des groupes d’intérêt (joués par les étudiants) cherchent à faire prévaloir leur vision des politiques publiques à adopter, en mêlant arguments de philosophie politique, considérations plus opérationnelles d’acceptabilité de la mise en œuvre de la vision dont ils endossent les propos (et parfois l’habit) à cette occasion, et stratégies proprement rhétoriques.
L’exercice est conçu comme un moyen de montrer aux étudiants, en les mettant situation, la pertinence de la réflexion philosophique sur les valeurs, les fins, les normes, pour justifier publiquement d’une cause, ainsi que de leur permettre d’exercer leurs talents d’imagination.
Après avoir présenté plus en détail le déroulement de cet exercice, et son historique, on essayera d’en dresser un bilan – pédagogique et scientifique -, et d’en tirer quelques leçons à visée plus générale.
Christophe Bouillaud est professeur de science politique à l’IEP de Grenoble.
christophe.bouillaud@iep-grenoble.fr
Session
2 septembre 2011
8h45-10h15
IEP de Strasbourg (Amphi 216)
Liens utiles
http://www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=NEG_003
(Amato, Etienne Armand, et Olivier Arifon, Simulation de négociations diplomatiques, immersion pédagogique et développement de compétences)
http://www.coleurop.be/template.asp?pagename=polstudysim&language=fr&switchlang=yes
(Collège de l’Europe à Bruges)
http://www.diplomarc.org/04negociations.htm
(Master Diplomatie et négociations stratégiques, Université Jean Monnet, Paris IX)
http://www.essec-irene.com
(IRENE, Institut de recherche et d’enseignement sur la négociation, ESSEC)
http://www.kent.ac.uk/politics/carc/psyc-video/index.html
(Kent University, Conflict Analysis Research Center)
http://www.icons.umd.edu/highered/home
(ICONS’ project, Center for International Development and Conflict Management, Department of Government & Politics, University of Maryland)
http://www.umich.edu/~ias/MIMUN
(Middle School Model United Nations, University of Michigan) http://
http://www.worldmun.org/landing.php
(Model United Nations)
http://www.nu.edu/assets/.../7638_JournalofResearch09.pdf
(Journal of Research in Innovative Teaching)
http://negotiations.org/news.htm
(International Negotiation Journal, cf. Vol. 3 No. 1, 1998, The Teaching of International Negotiation, articles de Jeffrey S. Lantis sur « Simulations and Experiential Learning in the International Relations Classroom », Joyce P. Kaufman sur « Using Simulation as a Tool to Teach About International Negotiation », Mohamed Abou-Nimr sur « Conflict Resolution Training In The Middle East: Lesson To Be Learned » ; Vol. 9, no. 3 2004, articles de Jonathan Wikenfled, « Reflections on Simulation and Experimentation in the Study of Negotiation » Ronald Fisher : « The Problem-Solving Workshop as a Method of Research »
Participants
BOUILLAUD Christophe christophe.bouillaud@iep-grenoble.fr
DAVID Charles-Philippe david.charles-philippe@uqam.ca
LA BRANCHE Stéphane asosan95@hotmail.com
MAGNI BERTON Raul raul.magni-berton@iep-grenoble.fr
SCHEMEIL Yves yves.schemeil@sciencespo-grenoble.fr