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24 mars 2017 – Conférence "La stratégie populiste en Europe"

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Groupe de projet 2015-2017
COMPOL
Une sociologie politique de la communication. Médiatisation, controverses et jeu politique

Responsables scientifiques : Nicolas Hubé, Clément Desrumaux

Le groupe de projet se donne pour tâche de faire discuter les travaux qui, aujourd’hui en France, s’intéressent à un moment ou un aspect de la chaîne de production des biens symboliques associée au politique et à l’exercice du pouvoir et d’en faire leur inventaire. Cette chaîne s’est considérablement allongée, professionnalisée et rationalisée au cours des trois dernières décennies. Une part importante du travail politique est orientée sur les enjeux liés à l’espace public médiatique et à l’opinion dans cette ère que Bernard Manin qualifiait de « démocratie du public » (Manin, 1995). Ce processus affecte aussi bien les institutions de pouvoir et les partis politiques que l’ensemble des acteurs participant à l’élaboration des politiques publiques (syndicats, ONG, lobbys, experts), aussi bien au niveau local et national qu’au sein des organisations internationales.
Or deux pôles semblent aujourd’hui dominer et organiser la recherche en France : la communication (principalement électorale et ses effets) et le journalisme politique. Cette situation tient aux spécificités (et contingences) de la structuration puis de la sédimentation des espaces et sous-spécialités académiques en France. Cela doit précisément nous inviter à décloisonner l’objet des seules analyses des « stratégies de campagne électorale » pour étudier l’ensemble des instruments de mobilisation et de légitimation politiques. Saisir dans sa complexité, ses dynamiques et ses conséquences cette mutation en cours d’un monde au travail – celui des professionnels de la légitimation politique – mais aussi les pratiques des publics amenés à s'organiser et "co-produire" l'activité de communication, est en soi un programme collectif qui suppose de rapprocher et faire dialoguer les différentes sous-disciplines de la science politique (études des partis politiques, des politiques publiques, des organisations internationales) jusqu’à présent plutôt sceptiques devant l’objet « communication ».

Le groupe de projet COMPOL s’attachera à mettre sur pied un collectif de travail ayant pour objectif de mieux définir les cadres d’une sociologie politique des formes contemporaines de légitimation et de leurs modalités de réception ou d'appropriation. Il s’intéresse aux institutions du pouvoir et à l’ensemble des acteurs participants à la politique de légitimation de ces institutions, ce qui le démarque d’une lecture restrictive de la communication entendue comme simple « mise en discours » du politique.
A contrario de cette lecture, le groupe de projet envisage la communication politique comme un processus continu d’équipement cognitif, technique et instrumental d’entrepreneurs politiques, destiné à réduire l’incertitude imposée par les règles du jeu politique, en particulier les contraintes de transparence et de médiatisation. Entre le journaliste et le représentant politique se sont progressivement intercalés des professionnels de l’information politique : attachés de presse, conseillers en communication et relations publiques, analystes de l’opinion publique, etc. (Davis, 2007), conduisant à ce que d’aucuns appellent une « colonisation du monde vécu » par les médias (Habermas, 1987). L’intérêt majeur des approches nouvelles de la communication politique consiste à faire tenir ensemble les « interrelations entre les changements dans les médias et les communications d’une part, et les changements dans la culture et la société, d’autre part » (Couldry and Hepp, 2013, p. 197). Pour décrire ce processus, une des hypothèses les plus discutées dans la recherche internationale est celle de la médiatisation du politique. Partant de différents constats (transformations structurelles de l’espace public, des régimes démocratiques et des modes de fonctionnement du journalisme), la tendance de la recherche est plutôt à la définition de différents « âges de la communication » (Blumler, Kavanagh, 1999 ; Gurevitch et al., 2009 ; Entman, 1989 ; Dayan, Katz, 1996). La démarche qu’entendent privilégier les chercheurs réunis dans le groupe COMPOL consistera sur ce point précis à réinvestir les dynamiques de temps long et une sociologie des acteurs et des situations afin d’apporter une contribution française à cette controverse scientifique internationale. Le groupe de projet s’est ainsi doté d’un comité scientifique international avec lequel les différents animateurs du groupe collaborent afin de pouvoir à l’occasion co-organiser des manifestations avec des associations internationales ou de pouvoir les inviter lors des manifestations. Plutôt que d’entériner l’idée d’une succession de ruptures radicales introduites par des innovations dans les technologiques médiatiques et leurs usages, il s’agira d’instruire empiriquement la « reconfiguration écologique redéfinissant les rôles de chacun et leurs interactions dans un espace médiatique en permanente reconfiguration » (Gurevitch et al., 2009, p. 167). Il s’agira – par exempe - de se servir des analyses de l’action publique pour comprendre comment cette contrainte de publicité pèse sur l’élaboration des politiques publiques. Dans le même esprit, ce groupe intègre des thématiques encore peu investies par les sciences sociales françaises – à l'exception notable de la revue Réseaux – en comparaison avec les pratiques internationales (Chadwick et Howard, 2009 ; Dutton, 2013), autour des pratiques d'internet et des réseaux sociaux numériques. Ce champ de recherche qui tend à s'autonomiser sur un critère purement technique n’est que partiellement relié aux études de communication politique et de la légitimation. Ce groupe de l'AFSP constitue une occasion de réintroduire le temps long, trop souvent oublié dans ces Internet Studies, et d'articuler les processus d'institutionnalisation et de professionnalisation qui travaillent les espaces numériques dans l'histoire et la sociologie des médias et du politique, tout en faisant la part de leurs spécificités.
Autre secteur habituellement travaillé par la science politique : l’étude du journalisme. En France, ces deux dernières décennies, la science politique a servi de refuge disciplinaire à une partie de la sociologie du journalisme, notamment celle intéressée par certaines spécialités journalistiques articulées au politique (journalisme politique, européen, agricole, etc.) mais aussi par les rapports entre les journalistes et leurs sources d’informations politiques (Chupin, Nollet, 2006 ; Kaciaf, Nollet, 2013 ; Desrumaux, Nollet, 2014, pour une synthèse de ces travaux : Neveu, 2012 et Chupin et al. 2012). On y trouve aussi les études de contenu (bien représentées par la revue Mots), l’analyse constructiviste des problèmes publics (sous l’aspect des cadrages médiatiques) ou les problématiques autour de la réception et des publics (Le Grignou, 2003 ; Neveu, Mattelart, 2008). Les travaux actuels relevant de ces différents programmes de recherche s’intéressent tous – frontalement ou latéralement – au « rôle des médias » dans le fonctionnement des systèmes décisionnels et politiques, dans la constitution des opinions et des agendas ou encore dans la fabrication de l’action publique.
 
Cependant, plusieurs questions demeurent sous-investies en France et le groupe COMPOL cherchera à dynamiser leur exploration : les nouveaux répertoires d’intervention médiatique et d’interpellation de l’opinion façonnés par les mouvements sociaux et les ONG; la fabrication des contenus de la communication politique mais aussi des politiques publiques sous contrainte du public (sur ce point, le groupe de projet s’inscrit dans la continuité des travaux initiés par le groupe PopAct) ; les usages stratégiques et les modes de consommations des technologies numériques (pour contribuer à des rapprochements entre communication politique "classique" et analyse du numérique et des réseaux sociaux et développer une sociologie des producteurs de contenus). Au-delà des travaux labellisés "communication politique", réinvestir sous l'angle de la légitimation communicationnelle et de ses appropriations les acquis de la science politique relatifs à la professionnalisation politique, à la participation et à la compétence politiques, aux mobilisations et à l'engagement, ou aux mutations de la démocratie constitue un point d'entrée permettant de se déprendre d'approches technicistes et de fédérer un spectre large de chercheur-e-s intéressé-e-s par ces questions de la légitimation du politique.

Quatre axes de réflexion seront particulièrement privilégiés au cours des réunions du groupe :

1) Dépasser la simple observation des discours et dispositifs pour faire une analyse des différentes catégories de professionnels engagés dans des « politiques de communication », analyser les logiques et les formes de leurs interactions (stratégie de reconnaissance en légitimité professionnelle, invention d’un professionnalisme, affirmation de juridictions professionnelles distincts, mécanisme de fabrication et de consécration du capital médiatique des politiques). Le regard portera sur toutes les arènes du politique : du niveau local ou national, à la comparaison internationale ainsi qu’aux organisations internationales ou européennes (Aldrin et al. 2014).

2) Comprendre la place accordée aux profanes, aux militants et plus largement aux publics dans la construction de cette légitimation. Il s’agit aussi bien des dispositifs participatifs (Blondiaux, 2008), des mobilisations en ligne et hors ligne visant au contournement des médiateurs habituels du politique (Cardon, 2010) que le recours aux réseaux socionumériques dans la production d'une "opinion publique". Les appropriations par les publics de ces dispositifs seront analysées en tant qu’elles nous renseignent sur le rapport aux médias et à l'information politiques, sur la reconfiguration des socialisations politiques dans un environnement médiatisé ou sur l'émergence de discours sur la « citoyenneté numérique » (Granjon, Jouët et Vedel, 2011 ; Greffet et Wojcik, 2014 ; Jouët et Rieffel, 2013).

3) Privilégier une échelle d’observation à large empan socio-historique afin de développer une approche relationnelle des stratégies et des équipements en termes de légitimation politique (allongement des chaines d’interdépendance ; incorporation du primat de l’opinion, déliaisons de l’industrie des médias) (Aldrin et al. 2013).

4) Affirmer l’autonomie argumentaire, conceptuelle mais aussi matérielle des analyses sur la légitimation proposées par la science politique, par comparaison avec les savoirs mis en circulation par les praticiens (journalistes, communicants, politologues médiatiques) et les analyses et discours d’institution (usage du registre de la scientificité pour dépolitiser la communication, enrôlement des chercheurs académiques dans des dispositifs de communication).

ALDRIN Ph., HUBE N., OLLIVIER-YANIV C., UTARD J.-M. (dir.), Les mondes de la communication publique. Légitimation et fabrication symbolique du politique, Rennes, PUR, 2014.
ALDRIN Ph., HUBE N., OLLIVIER-YANIV C., UTARD J.-M. (dir.), Les médiations de l’Europe politique, Strasbourg, PUS, 2014.
BALANDIER G., Le pouvoir sur scènes, Paris, Fayard, 1980.
BLONDIAUX L., Le nouvel esprit de la démocratie. Actualité de la démocratie participative, Paris, Seuil, 2008.
BLUMLER J., KAVANAGH D., “The Third Age of Political Communication; Influences and Features” Political Communication, 16, 1999, p. 209-230.
CARDON D. La démocratie Internet. Promesses et limites, Paris, Seuil, 2010.
CHADWICK, A. HOWARD, P.N (eds), The Routledge Handbook of Internet Politics, Abingdon et New York, Routledge, 2009.
CHUPIN I., HUBÉ N., KACIAF N., Histoire politique et économique des médias en France, Paris, La Découverte, 2012.
CHUPIN I., NOLLET J. (dir.), Les frontières journalistiques, coll. Cahiers politiques, Paris, L'Harmattan, 2006.
COULDRY N., HEPP A., “Conceptualizing Mediatization: Context, Traditions, Arguments”, Communication Theory, coordination, 23(3), 2013, p. 191-202.
DAVIS A., Public Relations Democracy. Public Relations, Politics and the Mass Media in Britain, Manchester, Manchester University Press, 2002.
DAVIS A., The mediation of power: a critical introduction, New-York, Routledge, 2007.
DESRUMAUX C., NOLLET J. (coord.), « Le travail politique par et pour les médias», Réseaux, 187, 2014, p. 9- 21.
DUTTON, W. (ed.), The Oxford Handbook of Internet Studies, Oxford, Oxford University Press, 2013.
ENTMAN R., Democracy without Citizens : Media and the Decay of American politics, New-York, Oxford University Press, 1989.
GERSTLE, J. La communication politique. Paris, Armand Colin, 2008.
GRANJON F. , L'internet militant. Mouvement social et usage des réseaux télématiques, Paris, Apogée, 2001.
GREFFET F. (dir.), Continuerlalutte.com, Paris, Presses de Sciences Po, 2011.
GREFFET F., WOJCIK S., "La citoyenneté numérique. Perspectives de recherche", Réseaux, 184-185, 2014, pp. 125-159.
HABERMAS J., Théorie de l'agir communicationnel, Paris, Fayard, 1987.
JOUET, J. RIEFFEL R. (dir.), S'informer à l'ère numérique. Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2013.
KACIAF N., NOLLET J. (coord.), « Journalisme : retour aux sources », Politiques de communication, 1, 2013.
LECOMTE R., « Expression politique et activisme en ligne en contexte autoritaire. Une analyse du cas tunisien », Réseaux, 181, 2013, p. 51-86.
LEFEBVRE, R., Les primaires socialistes, Paris, Raisons d’agir, 2011.
LE GRIGNOU, B., Du côté du public. Usages et réceptions de la télévision, Paris, Economica, 2003.
MANIN, B. Principes du gouvernement représentatif. Paris, Calmann-Lévy, 1995.
NEVEU E., Sociologie du journalisme, Paris, La Découverte, 2012.
NEVEU É., MATTELART A., Introduction aux Cultural Studies, Paris, La Découverte, 2008.
RIUTORT Ph., Sociologie de la communication politique, Paris, La Découverte, 2014 [2007].


The COMPOL group aims at gathering research works that analyse aspects or moments of the process of production of symbolic goods which are linked to the political and the exercise of power. Over the last decades, this process has been considerably stretched; it has also become more professionalized and rationalised. An important part of the political work has focused on the media public sphere and public opinion, mainly related to the so called "democracy of the publics" (Manin, 1995). The production of the symbolic goods has consequences on power institutions and political parties as well as on the actors involved in the public policy process (NGOs, trade-unions, lobbies, experts), both at the local and national level and within international organizations. The group COMPOL aims at grasping the complexity of this process, its logics and consequences by analysing both professional practices – those of the professionals of political communication – and the practices of the publics, which are to some extent self-organizing and "co-producing" communication activities. This collective goal requires to bring together and to engage a dialogue between various fields of political science (political party analysis, public policy analysis, international relations), which have been pretty sceptical towards "communication" as a research object, so far.
The COMPOL group will endeavour at building a collective work. Its aim is to propose a deep reflexion on political sociology of contemporary forms of legitimization and of the ways these forms are received and appropriated. The group is interested both in the power institutions and in all actors involved in the legitimization policy of these institutions. This perspective allows us to distinguish from a more restricted vision of communication as a "rhetorical activity" of the political. The approach emphasized by researchers associated within the COMPOL group consists in analysing the long-term dynamics as well as focusing on the sociology of actors and situations, in order to make an original contribution to the international research field. Beyond the limited scope of "political communication" scholarship, analysing the concepts and frames of political science about political professionalization, political participation and political competence, mobilizations and activism or the democracy transformations through the perspective of the legitimization of communication is a way of breaking with technical approaches and to get together an important group of researchers interested in this topic.
The group meetings will focus on four avenues:
1)     Go beyond empirical observation of discourses and devices to undertake a sociology of the groups involved in "communication policies", thus analyse the forms and logics of their interactions (professional recognition and professional legitimacy strategies, invention of professionalism, affirmation of different professional jurisdictions, mechanisms of fabrication and of consecration of the politicians’ media capital). We aim to study local or national arenas, always trying to include both a comparative perspective and a look on international or European organizations (Aldrin et al. 2014).
2)    Understand the role of "profanes", activists and audiences in the construction of the whole process of legitimization. This objective implies studying participative devices (Blondiaux, 2008), online and offline mobilizations that aim at bypassing established political mediators (Cardon, 2010), as well as the use of online social networks to produce some kind of "public opinion". The appropriations by the audience of these devices will be analysed as indications of various elements such as the relationship to the media and political information, the political socialisation in a media environment or the emergence of discourses related to "digital citizenship"(Granjon, Jouët et Vedel, 2011 ; Greffet et Wojcik, 2014 ; Jouët et Rieffel, 2013).
3)    Focus on a large historical and sociological scale, in order to develop a relational approach of the political legitimization strategies and materials (stretching of the interdependence chains; incorporation of the public opinion primacy; transformation of the media industry) (Aldrin et alii, 2013).
4)    Assert the discursive, conceptual and material autonomy of the legitimation analyses, compared to knowledge produced by professionals (journalists, communication professionals) or by institutions using some kind of "scientific" discourses
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Actualité

Appel à communications pour le 15 avril 2016
Journées d’étude "Un capital médiatique ? Usages et légitimation de la médiatisation en politique"
5 et 6 septembre 2016

Sciences-Po Toulouse
Organisateurs :
Clément DESRUMAUX, Lyon-2, Triangle
Jérémie NOLLET, Sciences-Po Toulouse, LaSSP
Sandra VERA-ZAMBRANO, Sciences-Po Toulouse, LaSSP

Quelle part occupe aujourd’hui la stratégie médiatique dans la gestion d’une carrière politique ? De quoi parle-t-on lorsque l’on dit que les médias pèsent dans la désignation de candidats pour l’élection présidentielle ? Jusqu’où la consécration par les grands médias comme « personnalité » ou « figure » politique de premier plan conditionne-t-elle la reconnaissance par les pairs politiques comme « (premier-)ministrable », « présidentiable », « homme d’État », etc. ? Quels sont les bénéfices, mais aussi les risques, pour un élu, de miser principalement sur des « coups » médiatiques ou l’exposition de sa vie privée pour faire carrière en politique ? Pourquoi les « effets d’annonce » semblent-ils devenus presque indispensables dans la conduite des politiques publiques ? Comment expliquer que nombre de militants ou dirigeants politiques, syndicaux ou associatifs entretiennent un rapport obsessionnel (enchanté ou critique) aux médias, et parfois aux potentialités offertes par internet ? Quel intérêt revêt la consécration médiatique pour un intellectuel ? Pourquoi juges ou hauts fonctionnaires font-ils parfois « fuiter » certains dossiers dans la presse ?
Pour hétéroclites qu’elles soient, ces questions renvoient toutes, plus ou moins explicitement, au recours à la médiatisation dans les activités politiques. Or, si les travaux, en France, ont largement étudié les modalités de construction de la représentation médiatique des agents, des groupes et des problèmes politiques (stratégies et inégalités d’accès aux médias, médiatisation des problèmes sociaux, etc.), la question symétrique des usages de la médiatisation en politique a été bien moins explorée.
Les propositions sont attendues pour le 15 avril 2016.
Télécharger l'appel à communications...

[VIDEOS] Retrouvez les vidéos des interventions au séminaire de lancement de COMPOL en septembre 2015 !
Voir l'intervention de Jacques Gerstlé

[COMPTE RENDU] Lire le compte rendu de la journée COMPOL du 5 février fait par Romain Rambaud et publié sur Le blog du droit électoral – veille juridique et actualité de la recherche

Appel à participation au réseau COMPOL
La communication politique parait aujourd’hui un élément incontournable de la scène politique. Des campagnes électorales à la visibilité de l’action publique, en passant par les controverses dans l’espace public, le et la politique se donnent à voir au prisme d’un travail de communication politique. L’actualité scientifique montre un intérêt croissant pour cette question, comme l’attestent les thèses soutenues, les ouvrages, les projets, les réseaux internationaux ou la création d’une revue depuis quelques années. Pourtant, les travaux académiques en France sur ces questions restent encore aux épars et aux marges des institutions (associations, congrès, revues, manuels, etc.) qui structurent notre discipline.
Les chercheurs intéressés par ces questions partagent depuis quelques années leur production scientifique, mais restent parfois relativement cloisonnés dans des entre soi sous-disciplinaires. Un espace de partage et de débat formalisé permet à tous les membres de la discipline de connaitre, et en conséquence de participer à la réflexion sur cette question. C’est pourquoi, la décision de proposer à l’Association française de science politique de consacrer un de ses « groupes de projet » à la sociologie politique de la communication politique traduit une volonté partagée à la fois par la première génération d’instigateurs de la communication et des médias et par ceux qui se définissent aujourd’hui comme leurs continuateurs de structurer plus fortement les chercheurs autour d’un programme de travail ouvert à l’ensemble de la science politique et au-delà. Le groupe se donnera pour objectifs de proposer un état des lieux des connaissances, d’identifier et lancer collectivement les chantiers à venir et d’organiser un réseau d’échanges et de production scientifiques entre les chercheurs français et étrangers intéressés par l’étude des professionnels, des dispositifs et des instruments de la légitimation politique. En cela, le groupe s’adresse ainsi aussi bien aux chercheurs sur les partis politiques et les mouvements sociaux qu’à ceux s’intéressant au rôle de l’opinion dans la conduite de l’action publique ou aux contraintes de transparence et de légitimité qui pèsent sur les organisations internationales.
Si vous souhaitez participer au réseau COMPOL, merci d'envoyer un courriel à nicolas.hube@univ-paris1.fr et Clement.Desrumaux@univ-lyon2.frN'hésitez pas à diffuser l'information dans vos laboratoires, écoles doctorales, séminaires...


Agenda


Participants & Contacts

Responsables scientifiques : Nicolas Hubé, Clément Desrumaux

Nicolas Hubé est maître de conférences en science politique à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre du Centre Européen de Sociologie et de Science Politique de la Sorbonne (CESSP, UMR CNRS 8209). Il dirige le master communication politique et sociale dans cette même université. Ses travaux portent sur la sociologie politique comparée de l’opinion, les études européennes, le journalisme en France, en Allemagne et en Europe ainsi que sur la communication politique. Il est le membre français du Network of European Political Communication Scholars (NEPOCS) - http://www.nepocs.eu – et membre du management commitee de l’action COST « Populist Political Communication in Europe »  - http://www.populistcommunication.eu/ .
http://perso.univ-paris1.fr/hube
 
Clément Desrumaux est maître de conférences en science politique à l’Université de Lyon 2 et membre du Laboratoire Triangle  (UMR 5206). Il est co-responsable du Master professionnel Ingénierie Electorale et Démocratisation Comparée. Ses travaux portent sur la sociologie politique des élections, les mobilisations électorales et les partis politiques notamment en France et en Grande-Bretagne.
http://triangle.ens-lyon.fr/spip.php?article5186
 
Le groupe de projet fonctionne avec une équipe de coordination, qui en plus des deux responsables scientifiques, comprend :
Philippe ALDRIN, Professeur de science politique, IEP Aix-en-Provence
philippe.aldrin@sciencespo-aix.fr
Fabienne GREFFET, MCF en science politique, Université de Lorraine, Nancy
fabienne.greffet@univ-lorraine.fr
Jérémie NOLLET, MCF en science politique, Sciences Po Toulouse, LASSP
jeremie.nollet@sciencespo-toulouse.fr
Sandra VERA ZAMBRANO, ATER en science politique, Sciences Po Toulouse, LASSP
sandra.verazambrano@gmail.com

Cette équipe de coordination est chargée des différents axes du groupe de projet AFSP.

Contacts :


Focus

En savoir plus sur les objectifs du COMPOL ?

Le groupe de projet se donne trois objectifs :
1.    Réalisation d’un dictionnaire de la communication politique
Ce groupe de travail se veut être une occasion de mettre en lumière et de comparer les appropriations différenciées de ces objets par la science politique française et ses rapports qu’elle entretient avec la science politique anglo-saxonne et les disciplines connexes comme les sciences de l’information et de la communication ainsi que la sociologie du journalisme.
2.    Séminaire trimestriel
La réalisation de cet ouvrage serait assise sur un séminaire du groupe et qui, à raison d’une réunion par trimestre au cours de l’année universitaire 2015-2016, permettra aux membres du groupe COMPOL, élargi à des chercheurs français et étrangers invités, de présenter leurs recherches et esquisser ainsi la table des matières du dictionnaire.
3.    Journées d’études :
-      Rencontre ComPol 2016 : Capital politique et capital médiatique
Cette rencontre scientifique sera centrée sur les interdépendances entre capital médiatique et capital politique avec pour objectifs de mieux spécifier d’abord les composantes sociales et relationnelles du capital médiatique, de décrire ensuite ses modalités de production, d’accumulation et de rétribution, et de tenter enfin de comprendre quels sont les « effets » de cette visibilité médiatique dans la compétition électorale, l’activité gouvernementale, les luttes intra-partisanes, la mobilisation des électeurs et/ou de l’opinion.
-      Rencontre ComPol 2017 : Controverses et jeu politique
Jouer de la controverse ou du scandale est une disposition acquise traditionnelle des professionnels de la politique mais, du fait de l'intensification et de l'évolution des formes de la médiatisation du politique, l'exercice se rationalise, se systématise et tend à prendre le pas sur des aspects plus traditionnels de l'activité. La rencontre 2017 sera l’occasion d’explorer les apports d’une sociologie des controverses politiques plus attentive aux rapports sociaux (de genre, de classe, de génération) et aux logiques politiques en jeu dans une controverse.

Les réflexions engagées lors des deux rencontres scientifiques donneront lieu à l’organisation de sections thématiques lors du congrès 2017 de l’AFSP.


Publications

 

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