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ACTUALITE Appel à communications "Des idées et des partis. Pour une histoire sociale des idées en milieu partisan" (23-24 mai 2017 à Sciences Po Paris)
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Groupe de projet 2015-2017
HiSoPo
Histoire sociale des idées politiques en perspectives. Méthodes, terrains, pratiques.

Responsables scientifiques : Thibaut Rioufreyt, Arnault Skornicki

La science politique française a longtemps accordé une place centrale aux idées : non seulement elle comptait l’histoire des idées politiques comme l’une de ses plus nobles composantes, mais plus généralement elle tendait à privilégier l’étude des faits politiques par les idées et les idéologies. Aujourd’hui, force est d’admettre que ce constat n’est plus valable. Face aux approches privilégiant l'explication de la réalité politique par les « idées », de nombreux travaux se sont attachés à l'étude des pratiques et des propriétés sociales des acteurs (dirigeants et militants de parti, de syndicats ou d’associations, sympathisants, électeurs, intellectuels, journalistes…) et ont privilégié l’analyse des logiques organisationnelles, des relations entre les groupes et leur environnement social, des ressorts individuels et collectifs de l’engagement ou encore des répertoires d’action. Ce tournant sociologique de la science politique s’est opéré notamment en rupture avec l’histoire classique des idées politiques, tenue pour une sous-discipline enfermée dans un corpus canonique de « grands » auteurs (de Platon à Rawls), et dans l’étude de grandes idéologies largement déconnectée de leurs conditions de production et de circulation ; sous-discipline qui s’est, de surcroît, longtemps tenue à l’écart des innovations étrangères (Cambridge School, sémantique historique…).

Cependant, plus récemment, une série de travaux ont tenté de réinvestir le terrain des idées avec les instruments des sciences sociales et politiques, pour une bonne part sous la bannière de « l’histoire sociale des idées politiques ». Le syntagme, à défaut d’être encore tout à fait un programme, a le mérite de lever l’opposition entre sciences sociales et histoire des idées, et de prendre aux sérieux les idées sans souscrire à l’idéalisme. L’histoire sociale des idées politiques, en effet, ne constitue pas un sous-domaine de l’histoire, ou de l’histoire des idées, ou de la science politique, ni même un objet ou un terrain spécifique : mais bel et bien une perspective transversale sur la place et le rôle des idées, représentations, concepts, images, théories, lieux communs, slogans, formules, etc., en politique. Des efforts ont été entrepris depuis quelques années pour établir des contacts et engager des collaborations au-delà des frontières nationales et disciplinaires et ainsi faire dialoguer les chercheurs travaillant sur les idées politiques, entre autres exemples : un séminaire du CSU intitulé « Comment étudier les idées ? » (2005-2007), une Section thématique du Congrès 2009 de l’AFSP Que faire des idées en Science Politique ? ; un numéro de la Revue d’Histoire moderne et contemporaine (2012, 59-4 bis) intitulé « Regards sur l’histoire intellectuelle » ; un colloque international qui s’est tenu au Cevipof en janvier 2015 (« Pour une histoire sociale des idées politiques ») ; la relance d’une chronique bibliographique de Théorie Politique dans la Revue française de science politique depuis 2014 ; la parution récente d’un volume de la collection « Repères » intitulé La nouvelle histoire des idées politiques. Le groupe HiSoPo serait ainsi l'occasion de fédérer ces initiatives et ces réseaux afin de constituer un véritable groupe de recherche et de permettre à terme l'émergence d'un champ d'étude qui mériterait d'avoir une place dans la science politique française, d’autant qu’un tel projet est d’abord défendu en France.
 
HiSoPo constitue un groupe de projet transversal à trois égards. D'abord, comme le montre le réseau de chercheurs engagés dans le groupe, HiSoPo est résolument transdisciplinaire. L'histoire politique et culturelle, les sciences studies, la sociologie, la philosophie politique, l'épistémologie, la science politique sont autant de disciplines à la croisée desquelles se situe l'HSIP. Ensuite, le groupe de projet se veut transversal par les thèmes et les objets abordés. La circulation transnationale des biens culturels, la production doctrinale et programmatique dans les partis politiques, les syndicats ou les groupes militants, les appropriations ordinaires de la science, l'engagement des intellectuels, l'apparition et le développement de l'expertise sont autant d'objets et de thématiques dont l'étude est trop souvent segmentée et entre lesquels le groupe de projet pourrait établir des passerelles. Enfin, HiSoPo constitue un groupe de recherche véritablement transnational. Il s'agira à la fois de poursuivre l’importation de travaux étrangers et de les interroger depuis les ressources, enjeux et problématiques constitutifs de l’espace académique français, ou davantage développés dans celui-ci : histoire sociale, sociologie des intellectuels, sociologie politique, théorie politique et, bien sûr, les différents travaux qui se réclament de l’histoire sociale des idées politiques (notamment dans la filiation de Pierre Bourdieu). Les Groupes de Projet AFSP offrent en effet un cadre favorable pour inviter des chercheurs et chercheuses étrangers à participer à nos activités.

Trois grands axes seront privilégiés.

Axe 1 : Savoirs et intellectuels en politique

Les hommes et les femmes sont tous des intellectuels, mais tous les hommes et les femmes  n’occupent pas la fonction d’intellectuels, rappelait Gramsci. Chercheurs, universitaires, clercs, juristes, avocats, experts publics et privés, journalistes, philosophes, sociologues, politistes, psychologues, artistes, essayistes, pamphlétaires, économistes etc. sont par métier et parfois par vocation dévoués à la production d’idées de différents ordres : théories normatives ou théories pures (du droit ou de l’économie), sciences humaines et sociales, sciences de gouvernement, conseils, discours et rapports, slogans, essais et pamphlets, programmes et professions de foi, images, etc. La position qu’occupe l’espace intellectuel dans l’histoire des idées politiques n’est pas nécessairement ni toujours dominante ni prééminente, mais spécifique et stratégique. La sociologie des intellectuels, mais aussi l’histoire culturelle, s’intéressent ainsi depuis longtemps à l’étude des modes d’engagement intellectuels jusqu'à en faire l'un de ses objets canoniques : les pouvoirs de la littérature sous l’Ancien Régime (Ch. Jouhaud, A. Viala), la diffusion des Lumières (R. Chartier, R. Darnton), les  intellectuels dreyfusards (C. Charle), les écrivains (G. Sapiro) ou les philosophes (F. Fédérini) qui s'engagent dans le débat ou l'action politique ; mais aussi intellectuels organiques, à l'instar des intellectuels communistes (F. Matonti) ou des intellectuels syndicaux (N. Defaud). La science politique a également développé de nombreux travaux sur les sciences de gouvernement, dans la filiation de Michel Foucault et de la socio-histoire. L’objectif de cet axe n’est pas de reconduire purement et simplement l’une ou  l’autre, mais de poursuivre leur intégration mutuelle dans un programme d’histoire des idées politiques, en ne séparant pas études des producteurs et des produits, histoires des savants et des savoirs.
 
Axe 2 : Constellations idéologiques

Avec le déclin du marxisme, le concept d’idéologie a été longtemps démonétisé sous l’effet d’attaques venues de la philosophie (M. Foucault, G. Deleuze) ou de la sociologie des œuvres culturelles. Accusé d’opérer un « court-circuit réducteur » (P. Bourdieu), le concept réduirait l’analyse des idées à leurs conditions les plus générales de production, et tendrait à occulter les espaces spécifiques de leur genèse et de leur circulation, à négliger les supports matériels où s’objectivent les idées. Pour autant, on observe un certain regain d’intérêt pour le concept d’idéologie, observable dans la pérennité de son usage même chez certains de ses critiques, comme la célèbre étude de P. Bourdieu et L. Boltanski sur « l’idéologie dominante », mais aussi, plus récemment, G. Mauger ; ou encore les études  sur la « doxa » (L. Pinto), sur les « idées reçues (R. Boudon), mais aussi la réhabilitation d’une certaine tradition intellectuelle marxiste (A. Gramsci, K. Mannheim, N. Poulantzas, P. Anderson, Stuart Hall), etc. Délivré de ses usages les plus rigides sensible dans l’abus du suffixe « ismes » (libéralisme, fascisme, marxisme, conservatisme etc.), le concept d’idéologie rejoint ainsi la question, somme toute classique en sociologie de la connaissance, des représentations collectives. Cependant, il s’agit désormais moins de parler d’idéologies en général que de localiser précisément leurs espaces de production, leurs circuits sociaux et internationaux, la pluralité des groupes et acteurs porteurs d’idées (éditeurs, libraires, militants, universitaires, lecteurs, experts, simples citoyens…).

Axe 3 : Questions de méthode

Si l'étude des idées politiques a été délaissée, ce n'est pas seulement en raison d'un déplacement de paradigme théorique, mais aussi faute d'un espace de débats en France propice à un renouvellement méthodologique, en dépit de travaux qui convergent vers une réactualisation scientifique du genre. Cet axe entend fédérer ces d’efforts et poursuivre ainsi deux objectifs.
D’une part, poursuivre l’importation et la discussion de travaux méthodologiques étrangers : en particulier le contextualisme de Quentin Skinner et la Cambridge School, la sémantique historique allemande, ou la social history of political theories néo-marxiste de Neal et Ellen Meiksins Wood. D’autre part, poursuivre l’intégration en histoire des idées politiques de toute une série de méthodes et de techniques d'investigations susceptibles de renouveler considérablement les outils à la disposition du chercheur : en histoire (de l’étude des textes à l’histoire sociale des groupes, en passant par la micro-histoire), en sociologie (observations ethnographiques, prosopographie, analyse de réseaux appliqué aux citations et aux références, etc.), en analyse de discours (lexicométrie, analyse statistique textuelle par dictionnaires préconstitués, codage de données CAQDAS, etc.), etc. On se propose dans ce but faire participer des historiens, des sociologues, des politistes mais aussi des philosophes intéressés par ces discussions de méthode et le dialogue avec les sciences sociales.

Althusser, Louis (1976), « Idéologie et appareils idéologiques d’État. (Notes pour une recherche) », dans Althusser, L., Positions, Paris, Les Éditions sociales, p. 67-125.
Boudon, Raymond (1986), L’Idéologie, ou l’origine des idées reçues, Paris, Seuil, Points Essais, 1992.
Bourdieu, Pierre, Boltanski Luc (1976), « La production de l'idéologie dominante » dans Actes de la recherche en sciences sociales, Vol. 2, n°2-3, juin, p. 3-73.
Bourdieu, Pierre (1988), L’Ontologie politique de Martin Heidegger, Paris, Minuit.
Charle, Christophe (1990), Naissance des “ intellectuels ” : 1880-1900, Paris, Minuit.
Camic Charles, Gross Neil (2001), « The New Sociology of Ideas » dans Judith R. Blau (dir.), The Blackwell Companion to Sociology, Oxford, Blackwell, pp. 236-249.
Chartier, Roger (1990), Les origines culturelles de la Révolution française, Paris, Seuil, Points Histoire, 2000.
Coser Lewis (1965), Men of Ideas : A Sociologist’s View, New York, Free Press.
Darnton, Robert (1983), Bohème littéraire et Révolution : le monde des livres au XVIIIe siècle, Paris, Gallimard/Le Seuil.
Dunn, John (1968), « The identity of the history of ideas », Philosophy, 43, p. 85-104.
Fédérini, Fabienne (2006), Ecrire ou combattre, des intellectuels prennent les armes (1942-1944), La Découverte.
Foucault, Michel (1969), L’Archéologie du savoir, Paris, Gallimard.
Hall, Peter (dir.) (1989), The Political Power of Economic Ideas : Keynesianism across Nations, Princeton, Princeton University Press.
Hall, Stuart (2008), Identités et cultures. Politique des Cultural Studies, Paris, Éditions Amsterdam.
Ihl Olivier, Kaluszynski Martine, Pollet Gilles (dir) (2003), Les sciences de gouvernement, Paris, Economica.
Jouhaud, Christian (2000), Les pouvoirs de la littérature. Histoire d'un paradoxe, Paris Gallimard.
 Koselleck, Reinhard (1954), Le Futur passé. Contribution à la sémantique des temps historiques, Paris, Éditions de l’EHESS, trad. J. & M.-C. Hoock, 1990.
Macpherson, Crawford B. (1962), La Théorie politique de l'individualisme possessif : De Hobbes à Locke, Paris, Folio, trad. M. Fuchs, 2004.
Mannheim, Karl (1929), Idéologie et utopie, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, trad. J.-L. Évrard, préface W. Lepenies, 2006.
Matonti, Frédérique (2012), « Plaidoyer pour une histoire sociale des idées politiques », Revue d’Histoire moderne & contemporaine, 59-4 bis, supplément, p. 85-104.
Mauger, Gérard (2013), Repères pour résister à l'idéologie dominante, Éditions du Croquant.
Muller Pierre, Surel Yves (2000), « L’analyse cognitive des politiques publiques : vers une sociologie politique de l’action publique », Revue française de science politique, vol. 50, n° 2, p. 189-208.
Pinto, Louis (2009), Le café du commerce des penseurs. À propos de la doxa intellectuelle, Bellecombes-en-Auge, Éditions du Croquant.
Pocock, John (1975), Le Moment machiavélien. La pensée politique florentine et la tradition républicaine atlantique, Paris, PUF, trad. L. Borot, 1997.
Pudal, Bernard (2004), « Politisations ouvrières et communisme », dans Le Siècle des Communismes, Paris, Seuil, Points, p. 759-779.
- (2006), « De l’histoire des idées politiques à l’histoire sociale des idées politiques », dans Cohen, Antonin, Riutort, Philippe, Lacroix, Bernard (dir.), Les Formes de l’activité politique. Éléments d’analyse sociologique. XVIIIe –XXe siècle, Paris, PUF, p. 185-192.
Sapiro, Gisèle (1999), La guerre des écrivains. 1940-1953, Paris, Fayard.
Skinner, Quentin (2002), Regarding Methods (Visions of Politics I), Cambridge, Cambridge UP.
Skornicki, A., Tournadre J. (2015), La nouvelle Histoire des idées politiques, Paris, La Découverte, Repères.
Viala, Alain (1983), Naissance de l’écrivain. Sociologie de la littérature à l’âge classique, Paris, Minuit, « Le sens commun ».
Wood, Neal (1978), « The Social History of Political Theory », Political Theory, Vol. 6, n° 3 (Aug.), p. 345-367.


For many years, the study of political science in France emphasised the leading role of ideas. That is, the history of political ideas was considered as a major subject, and it was commonplace to study political facts through the lens of ideas and ideologies. Since the 1970s, sociology has become the dominant paradigm in French political science. Henceforth, most scholars gave priority to practices rather than theories. Thus many works are devoted to inquiring into social behaviours and the social properties of actors, whether they are ruling groups within political parties or trades, political activists, electors, intellectuals, the media and so on. They focused on logics of collective action, on reasons for political commitment, on the repertoire of collective-action. This sociological turn within French political science was a genuine break with the traditional history of political ideas, considered as an idealist, anti-historical and conservative sub-discipline, locked into an unaltering corpus of so-called classics (that is, above all, political philosophers), from Plato to Nato. This traditional way of studying ideas was largely disconnected from their social conditions of emergence and circulation. And we must admit that the French history of political ideas has tended to ignore foreign innovations, like the Cambridge School or Begriffsgeschichte, despite their international success since the 1970s.
However, more recently, a group of works has attempted to treat political ideas with the usual tools of the social sciences. Many of these works, especially in France following the legacy of Pierre Bourdieu, describe themselves as a social history of political ideas. The expression does not yet represent a complete programme, but it indicates the necessity to go beyond the opposition between social sciences and the history of ideas; it takes ideas seriously without suscribing to idealism. Moreover, the social history of political ideas is not specifically a “French” invention: for instance, Neal Wood and Ellen Meiksins Wood elaborated a history of political ideas compatible with historical materialism. In a different, not exclusively Marxist, way, a social history of political ideas is not a sub-discipline of history, neither does it correspond to a specific topic or a particular field of research. It offers a transversal perspective on the role of ideas, representations, concepts, images, theories, commonplaces, formulas, slogans, and so on in politics. The HiSoPo group would like to federate those initiatives in order to build an autonomous field of research within French political science.
Moreoever, HiSoPo claims to be a transnational, transdisciplinary and transversal group. First of all, HiSoPo may constitute an academic forum between political and cultural history, science studies, sociology, political philosophy, epistemology, literary criticism, or political science, and so on. Beyond this, the social history of political ideas is confronted with a major difficulty: the fragmentation of its topics and methods, such as when one witnesses the international circulation of cultural goods, and party platforms, the uses of science in an everyday context, and when one considers the political commitment of intellectuals, the development of expertise, popular culture and so on.. For instance, on the one hand, philosophers and political theorists used to disregard the socio-historical conditions for the rise and the spread of political ideas. On the other hand, sociologists and political scientists used to direct focus away from the complexity of ideas, theories, controversies and debates in the objects they were studying. Against this fragmentation, our group may help to establish a fruitful dialogue between scholars from different disciplines, schools and so-called national traditions.
HiSoPo will focus on three large topics.
1)   Relationships between intellectuals and the production of political ideas. All men are intellectuals, but not all men have the function of intellectuals in society, Gramsci said. Scholars, researchers, journalists, experts, economists, lawyers, clerics, philosophers, writers, essayists, lampoonists, artists… are devoted to producing different types of ideas: pure theories of law or economy, social sciences, political platforms, slogans, advice and suggestions, accounts, discourses, images, among others. The varied intellectual group holds a peculiar position in the production of political ideas, not necessarily monopolistic, but strategic and specific. For this reason, we need a specific treatment of this group, under condition of situating the intellectual field within the whole social network.
2)   Ideological constellations: despite vocal critics of the concept of ideology (from Bourdieu, Deleuze to Foucault and beyond), HiSoPo will question the possibility of the socio-historical use of this concept. How will the social history of political ideas study the big “-isms” such as (neo) liberalism, socialism, fascism, conservatism?
3)   Regarding method: the French academic field lacks a real forum devoted to methodological discussion about the history of political ideas. HiSoPo will attempt to develop dialogue with the great international methodological debates (contextualism, Koselleckian conceptual history, Woodian social history of political theories and so on). It will also help to integrate the main social science methods and tools into the practice of the social history of ideas.


Actualité

Appel à communications pour le Colloque "Des idées et des partis. Pour une histoire sociale des idées en milieu partisan" (23-24 mai 2017 à Sciences Po Paris)
Télécharger l’appel à communications (date limite d’envoi des propositions : 16 janvier 2017)
En savoir plus sur le colloque : https://ideespartis2017.sciencesconf.org/

PODCASTS : Ecouter les 4 premières séances du séminaire HiSoPo

Nous avons le plaisir de vous informer de la mise en ligne en avril 2016 des enregistrements audio des quatre premières séances du séminaire HiSoPo écoutables directement depuis le site. Comme nous nous y étions engagés, les personnes qui n'ont pu se rendre à ces séances pour des raisons de temps ou de frais de déplacement pourront ainsi écouter les interventions des communicants et des discutants ainsi que les discussions avec le public. Les séances suivantes seront bientôt mises en ligne. N'hésitez pas à diffuser l'information autour de vous

Carnet de recherche HiSoPo

Un carnet hypothèses HiSoPo http://hisopo.hypotheses.org/ vient d'être créé. Cet outil permettra de suivre l'actualité du groupe mais aussi de recenser les manifestations scientifiques (colloques, journées d'étude, parutions d'ouvrages ou d'articles) en lien avec l'histoire sociale des idées politiques et de fournir toute une série de ressources numériques (fiches méthodologiques, présentation d'outils logiciels, informations sur l'archivage et ma lise à disposition des données de la recherche, bibliothèque Zotero, etc.) en accès libre à tous ceux qui seraient intéressés.
Tout.e collègue intéressé.e pour participer au groupe est évidemment le/la bienvenu.e. N'hésitez pas également à diffuser l'information dans vos réseaux. L'AFSP nous offre ici une chance de faire de l'histoire sociale des idées politiques un vrai carrefour d'échanges à la croisée de disciplines et d'objets d'étude variés. C'est désormais à nous de faire que ce potentiel se réalise et que le vocable d'histoire sociale des idées politiques devienne un véritable programme de recherche.

Appel à participation au réseau HiSoPo

Comme son nom l’indique, l’histoire sociale des idées politiques n’est pas affaire de solitaire, tant il paraît impossible de tenir seul tous les maillons de la chaîne de production et de circulation des idées politiques. Ainsi, la relative double ignorance, notamment, des philosophes et des spécialistes de théorie politique sur les conditions socio-historiques de formation et de transformation des concepts, et des sociologues et politistes sur les replis et les subtilités des débats, des argumentations et des agencements conceptuels, ne peut être surmontée que par un investissement éminemment collectif. Le groupe HiSoPo se conçoit donc comme un authentique laboratoire de transactions et de traductions : non pour suivre les injonctions à l’interdisciplinarité et de l’internationalisation, ni seulement pour confronter différentes perspectives disciplinaires et traditions « nationales », mais pour élaborer ensemble un programme méthodologique qui, à défaut d’être entièrement neuf ou révolutionnaire, aura pour ambition d’être cohérent et articulé à une série de travaux et de terrains précis. Pour que la division du travail ne soit pas synonyme de cloisonnement, mais de coopération active et réfléchie entre social scientists, philosophes, historiens et littéraires – pour ne citer qu’eux.
Le groupe HiSoPo appelle donc tous les chercheurs intéressés à ces questions, quel que soit leur statut, à rejoindre cet collectif et à suivre ces différentes activités. Tout au long de ces deux années, avec un séminaire mensuel, des journées d’études et des colloques, mais aussi avec un site internet dédié aux question de méthode en histoire sociale des idées politiques, il ne manquera pas d’occasions d’échanger et de consolider des liens entre disciplines, écoles, individualités. Nous espérons ainsi que cette entreprise pourra être pérennisée au-delà de ces deux années.
Dernière remarque : le groupe HiSoPo ne connaît pas de limite temporelle ou géographique : l’histoire du temps présent ne sera pas systématiquement préférée à celle des périodes moderne, antique ou médiévale ; la France et l’Europe, au reste du monde ; la politique légitime des élections, des souverains, des partis, des philosophes et des États, à celle, souvent plus cryptée, des sciences dites objectives, des groupes populaires réputés dépolitisés, de la presse apparemment non politique.

Si vous souhaitez participer au réseau HiSoPo, merci d'envoyer un courriel à thibaut.rioufreyt@sciencespo.fr et askornicki@yahoo.fr

N'hésitez pas à diffuser l'information dans vos laboratoires, écoles doctorales, séminaires...


Agenda


Participants & Contacts

Responsables scientifiques : Thibaut Rioufreyt, Arnault Skornicki

Thibaut Rioufreyt est docteur en science politique et chercheur associé au laboratoire Triangle. Ses recherches portent sur la socio-histoire du Parti socialiste, la sociologie des intellectuels et l'histoire sociale des idées politiques. Il a publié notamment « Les mutations de la gauche contemporaine à l'aune du concept de social-libéralisme » in Fournel (J.-L.), Guilhaumou (J.), Potier (J.-P.), dir., Libertés et libéralismes. Formation et circulation des concepts, Lyon, ENS Éd., 2012 et « Les passeurs de la "troisième voie". Intermédiaires et médiateurs dans la circulation transnationale des idées », Critique internationale, n° 59, avril-juin 2013, pp. 33-46 (http://triangle.ens-lyon.fr/spip.php?article892). Un ouvrage, tiré de sa thèse, sur la réception du néo-travaillisme britannique chez les socialistes français (1997-2015) devrait paraître prochainement aux Presses universitaires de Grenoble (PUG).

 
Arnault Skornicki
est maître de conférences en science politique à Paris Ouest Nanterre et chercheur à l’ISP http://www.isp.cnrs.fr/?SKORNICKI-Arnault. Ses recherches portent sur la sociogenèse des libéralismes et de ses critiques, ainsi qu’à la formation des langages de la patrie aux XVIIIe-XIXe siècles en France et au-delà. Il s’intéresse également à la méthodologie en histoire des idées politiques. Il achève actuellement un livre sur Michel Foucault et l’État.
Ouvrages parus : L’économiste, la cour et la patrie. L’économie politique dans la France des Lumières (CNRS Éditions, 2011) ; avec Jérôme Tournadre, la nouvelle Histoire des idées politiques (La Découverte, « Repères », 2015).

Contacts :


Focus

En savoir plus sur les objectifs d'HisoPo ?

Rencontres :
1)    Un séminaire mensuel pendant toute la durée du projet (deux ans) : séminaire généraliste de 3 heures environ, il permettrait aux différentes perspectives disciplinaires et nationales de se croiser. Il alternera deux axes du Groupe (Savoirs et intellectuels en politique et Constellations idéologiques), le 3e axe étant transversal (à savoir le questionnement méthodologique et épistémologique).
2)    Un colloque international, et l’organisation d’une session spéciale de l’édition 2017 du Congrès de l’AFSP, consacrée à l’historiographie de l'histoire des idées politiques
3)   Une Journée d’études sur la place des idées dans les partis politiques, autour de Juin 2016
4)   Une Journée de Doctoriales : tendances récentes en histoire des idées politiques (postcolonial, gender, global studies…)
5)   Une Journée d’études sur la naissance de la critique de l’économie politique (fin 2016)

Construction et développement d’un site internet :
L’objectif est de créer un site internet, dans le cadre de l’AFSP, servant de support au groupe de recherche constitué autour de l’histoire sociale des idées politiques.

Publications :
2 ou 3 num éros de revue : à partir de la ST spéciale « historiographie de l'histoire des idées » ; des JE « Partis » et Doctoriales
Perspective d’un manuel d’histoire sociale des idées politiques : instrument pédagogique de renouvellement de la discipline, dont le séminaire pourrait être le lieu de discussion et de préparation.


Publications

 

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Retrouver toutes les activités scientifiques et informations disciplinaires sur le site internet de l'AFSP :
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