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ACTUALITE 21 octobre 2016 – Atelier du Spéco "Science politique de l’économie. Le cas de la santé" Cliquez ici !


Groupe de projet 2015-2017
Spéco
Science politique de l'économie

Responsables scientifiques : Colin Hay, Andy Smith

L’idée de ce groupe de projet AFSP trouve son origine dans le constat du relatif silence de la science politique française à l’égard de l’activité économique et de son analyse. L’absence de chercheurs français dans les débats concernant l’économie en général, et la crise débutée en 2007-08 en particulier, n’est pas la seule illustration de ce mutisme. Il s’observe également dans la faible proportion d’articles portant sur ces problématiques dans nos revues de référence, ou encore dans le nombre très réduit de thèses soutenues revendiquant une approche politique des faits économiques. Ce délaissement est également manifeste si l’on en juge par le peu de sections thématiques abordant ces enjeux aux congrès de l’Association française de science politique. Logiquement, cette situation se prolonge jusque dans notre offre de formation où l’enseignement de l’économie à l’Université et dans les Instituts d’études politiques est systématiquement délégué à des économistes « de métier » - sans suivi par des politistes. La science politique française a donc largement omis d’employer ses approches, concepts et théories à la production de connaissances sur les « faits sociaux » économiques – une situation que les porteurs de ce projet jugent préoccupante, tant pour la qualité des échanges dans notre discipline que pour celle du débat public.

Si ce constat est préoccupant, notre discipline ne manque toutefois pas d’atouts pour renverser cette situation. Un premier motif de confiance peut être trouvé dans le nombre, réduit mais croissant, de politistes engageant des travaux sur les rapports entre économie et politique. Composé de chercheurs provenant d’autres courants disciplinaires (ex. Cornelia Woll, Andy Smith) ou de jeunes docteurs ou doctorants qui s’y sont spécialisés au cours de leurs thèses (ex. Benjamin Lemoine et Clément Fontan), ce collectif naissant constituera le noyau dur du groupe de projet Spéco.
Si ce réseau donne de premiers gages de satisfaction, c’est notamment parce qu’il s’anime déjà autour d’un faisceau de propositions théoriques et méthodologiques convergent, ainsi que d’une envie partagée de participer activement à des controverses internationales et interdisciplinaires. On remarque en effet qu’au-delà de leurs différences d’approches ou de conceptualisation de leurs objets, ces politistes s’accordent autour d’un « angle d’attaque » commun apportant le socle à des échanges cumulatifs. Ontologiquement, ils conçoivent l’économie comme un champ structuré par des institutions et des rapports de pouvoir. Ils considèrent ces phénomènes comme fondamentalement contingents et reliés à la politique. Epistémologiquement, ils partagent des postulats constructivistes, institutionnalistes et sociologiques qui les amènent à considérer que le rapport entre la politique et l’activité économique est façonné par les représentations sociales des acteurs qui s’y investissent, leurs interdépendances et les dispositifs qui les structurent. En d’autres termes, ce groupement de chercheurs est déjà convaincu que le type de science politique couramment pratiqué en France est particulièrement approprié pour investir, de manière conséquente, l’analyse politique de l’activité économique.

D’autres motivations nous animent pour la création de ce groupe. Le moment nous semble en effet propice à un approfondissement d’échanges interdisciplinaires émergeants. Le premier concerne la sociologie économique. « Renouvelée » aux Etats-Unis dans les années 1980 et réinvestie en France au cours de la décennie suivante, ce courant s’intéresse de près au rôle que joue la politique dans l’économie. Un certain nombre de ses figures les plus influentes cherchent par ailleurs à nouer des liens forts avec les politistes (ex. Pierre François). Deuxièmement, une collaboration interdisciplinaire a déjà été amorcée avec les économistes « hétérodoxes ». Regroupés au sein d’une Association française d’économie politique (AFEP) très active scientifiquement et en faveur d’un plus grand pluralisme au sein de la science économique, ces économistes tendent la main aux politistes en les invitant à intervenir dans leurs congrès et colloques depuis près de dix ans.

En outre, nous considérons que ce groupe de projet n’aurait que peu de sens s’il ne comportait pas une forte dimension internationale. Il est acquis qu’aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, les champs de l’International Political Economy ou de la  Comparative Political Economy constituent des composantes importantes de la science politique. En effet, comme en témoigne leur présence dans les revues généralistes (ex. International Organisation) ou spécialistes (ex. Review of International Political Economy), ce sont les chercheurs appartenant à ces deux courants qui dominent le traitement de l’économie en science politique à l’échelle internationale. Si un certain nombre de traits de cette recherche sont en décalage avec les normes et les attentes instituées au sein de la science politique française, Spéco porte l’ambition de s’appuyer sur les meilleurs aspects de cette économie politique afin que nos propres travaux puissent s’insérer dans des controverses scientifiques clés à l’échelle mondiale et, à terme, influencer son cadrage et ses développements futurs.

Si la réalisation des objectifs affichés ci-dessus repose en partie sur la réunion de politistes intéressés par ces enjeux, le groupe de travail doit également développer des programmes permettant à chacun de s’intégrer durablement. Le projet sera par conséquent articulé autour de cinq axes centrés sur la problématique motrice des rapports entre politique et économie. A chaque axe sera dévolu un projet de publication.

Axe 1 : Concepts fondamentaux

Entreprendre un travail sur les rapports entre économie et politique implique un exercice de définition des concepts nécessaires à une telle entreprise. Cet enjeu implique en premier lieu de redéfinir chacun de ces deux termes à l’aune de leurs dépendances réciproques. En effet, nous avons pu observer que le fait économique et le fait politique étaient souvent définis de façon négative par les économistes et les politistes, lorsqu’il s’agissait pour les premiers d’examiner la « variable » politique dans la régulation d’une industrie ou dans l’étude d’un marché particulier, ou pour les seconds de s’interroger sur les « déterminants » ou « facteurs » économiques intervenant dans la situation examinée. Dans chacun des cas, l’économique ou le politique fait référence à des formes de boîtes noires, des contraintes qui s’imposeraient d’elles-mêmes ou des « facteurs » qui iraient de soi et ne sauraient être soumis à l’enquête empirique.
Au-delà de l’exercice de clarification, le but de notre démarche est de contextualiser, voire de reproblématiser les concepts fréquemment mobilisés par les uns et les autres dans leurs propres recherches (« institution », « prix », « tarif », « régulation », « industrie », …).  Les participants seront invités à présenter et à discuter ces concepts sur la base de leurs propres schémas d’analyse, afin de permettre une meilleure combinaison des perspectives de chacun – ainsi que leur inscription dans des controverses internationales d’ampleur.
Afin de nourrir et de motiver ces échanges, nous proposons deux types de rendus finaux. Le premier est un manuel de science politique de l’économie écrit collectivement, que nous prévoyons de publier dès la rentrée 2016-17. Ce manuel constituera à la fois un support pour l’enseignement et un outil de diffusion des connaissances de base à l’ensemble de la communauté de politistes français. Centré sur les schémas d’analyse en débat, le deuxième niveau de valorisation de cet axe sera un numéro spécial de revue publié début 2017 (si possible dans la Revue française de science politique).

Axe 2 : Prendre position sur une controverse internationale : le cas de la comparaison des modèles de croissance

La crise financière globale de 2008 a soulevé des défis majeurs pour l’économie politique comparée : elle a en effet révélé des fragilités structurelles au cœur des modèles nationaux de capitalisme et de croissance qui, jusque-là, avaient généralement été envisagés comme stables et auto-équilibrants. Cet axe vise à explorer ces défis théoriquement, empiriquement et comparativement. Sur le plan conceptuel, il revisitera la pertinence des analyses classiques comme celle de Varieties of Capitalis, ainsi que celle d’approches concurrentes pour développer des schémas d’analyse plus sensibles aux causes potentielles de ruptures avec les sentiers de dépendance (ex. les bulles immobilières). Plus fondamentalement, l’axe cherchera à mieux combiner l’analyse des modèles de capitalisme durables avec celle de leurs modèles de croissance, considérés a priori comme plus contingents. Sur le plan empirique, les participants à l’axe produiront ensemble une cartographie des faiblesses, des tensions et des contradictions qui ont caractérisé les modèles de croissance européens au cours des années qui ont précédé la crise, ainsi qu’un état des lieux de leurs évolutions plus récentes. Synthétisée dans au moins un numéro spécial de revue, la production écrite de cet axe abordera des questions clés telles que l’effet de la crise sur l’intégration européenne et pour la régulation mondiale de l’économie. Elle examinera également  le (nouveau ?) rôle joué par les Etats, ainsi que son impact sur le fonctionnement des sociétés démocratiques,  notamment au travers de la protection de l’environnement et des politiques sociales.  
 
Axe 3 : Méthodes et données de l’Economie Politique

Le but de ce troisième axe sera de produire un examen critique des méthodologies dominantes dans l’analyse des faits économiques, afin d’interroger leur compatibilité avec celles plus couramment pratiquées en science politique. La science économique s’est longtemps distinguée des autres sciences sociales par son recours systématique à des entrées « par le modèle », à l’opposé de la démarche d’enquête privilégiée par la plupart des politistes et des sociologues. Cet antagonisme soulève dès lors un enjeu de taille : comment opérer un dialogue entre des traditions basées sur des langages d’apparence si différents ? Le groupe de projet réunira des contributions permettant de répondre à cette problématique générale et, de manière plus précise, entamera une réflexion autour de l’usage de matériaux spécifiques (recours à l’outil statistique, méthodes de l’enquête de terrain appliquée aux questions d’économie politique). En liaison avec la production du manuel, l’objectif de cet axe est de constituer une « boîte à outils » pour les chercheurs soucieux de considérer, de façon principale ou secondaire, des questions économiques dans le cadre de leurs travaux. A cette fin, une journée d’étude lui sera consacrée durant laquelle des contributions de sociologues de l’économie et d’économistes hétérodoxes seront présentées.
 
Axe 4 : Enseigner l’Economie politique au sein de la science politique

En France, l’enseignement qui touche aux questions économiques dans les facultés de science politique ou dans les IEP est soit entièrement délégué aux économistes, soit abordé de biais pendant des cours consacrés à d’autres thématiques (ex. l’analyse de l’action publique ou les relations internationales). Cette marginalisation de l’économie au sein de la science politique prive à la fois nos étudiants de connaissances et d’outils d’analyse indispensables, tout en participant fortement à la reproduction d’une vision anti-pluraliste de l’économie. Comment faire face à cette situation intellectuellement et professionnellement néfaste ? Est-ce en modifiant les maquettes d’enseignement ou le contenu même de cours de science politique générale ? Quelles leçons peut-on tirer d’expériences étrangères concernant l’enseignement de l’économie politique à l’université ? Le manuel que produira ce groupe de projet apportera un certain nombre de réponses à ces questions, régulièrement soulevées lors de discussions informelles entre politistes mais rarement abordées de front. Partant du constat que la complexification et l’abstraction des mécanismes financiers et économiques sont des facteurs déterminants de leur mystification, il proposera également des techniques pédagogiques de simplification et de mise en image de ces enjeux. Une journée d’étude sur ce thème sera organisée afin de diffuser les communications et discussions par le biais du site Internet du groupe de projet.   
 
Axe 5 : Comment s’engager dans les débats scientifiques et publics sur l’économie ?

Ce dernier axe prendra à bras le corps le défi constitué par le renforcement, à notre sens nécessaire, de la présence de politistes français dans deux types de débat distincts. Le premier regroupe les manifestations et les revues scientifiques, souvent interdisciplinaires, où se déroule une part importante des controverses académiques concernant le rapport entre l’économie et la politique. Publier dans une revue comme Review of International Political Economy, ou faire une communication remarquée au congrès de la Society for Advanced Socio-economics, implique a minima de maîtriser les codes de ce champ et d’y intervenir avec confiance. A nouveau, le groupe de projet organisera une séance de travail pour aborder cet enjeu par le biais de discussions structurées et d’échanges cumulatifs.
Enfin, cette journée d’étude sera également l’occasion de relever un défi qui, quoique similaire, implique la mise sur pied de stratégies bien spécifiques : celui de l’intervention des politistes dans des débats publics sur les questions économiques. Quelles structures et formats favorisent la réalisation de telles interventions ? Comment faire en sorte que la parole du politiste qui étudie l’économie ne soit pas noyée par celle de « l’expert économique » ou du praticien ?

Abdelal, R., Blyth, M. Parsons, C., eds. (2010) Constructing the International Economy, Ithaca: Cornell University Press.
Barma N., Vogel S. (2008) The Political Economy Reader: Markets as Institutions, London: Routledge.
Bell, S. & Hindmoor, A. (2015) Masters of the Universe, Slaves of the Market. Cambridge, MA: Harvard University Press.
Best, J. (2005) The Limits of Transparency: Ambiguity and the History of International Finance. Ithaca, NY : Cornell University Press.
Best, J. & Paterson, M. (2010) Cultural Political Economy. Cambridge: Cambridge University Press.
Blyth, M. (2013) Austerity: The History of a Dangerous Idea, Oxford: Oxford University Press.
Boyer, R. (2004) Théorie de la regulation, Paris: La Découverte.
Clift B. (2014) Comparative Political Economy: States, Markets and Global Capitalism, Basingstoke: Palgrave.
Crouch C. (2013) Making Capitalism Fit For Society, Cambridge: Polity.
Davies, H. (2014) Can Financial Markets be Controlled? Cambridge: Polity.
Fligstein N. (2001) The Architecture of Markets. An Economic Sociology of Twenty-First-Century Capitalist Societies, Princeton: Princeton University Press.
François P., dir. (2011) Vie et mort des institutions marchandes, Paris, Presses des Sciences Po.
Gamble, A. (2014) Crisis Without End ? Basingstoke : Palgrave Macmillan.
Hall, P. (1986) Governing the Economy, Cambridge: Polity Press.
Hall, P., Soskice D., eds. (2001) Varieties of Capitalism, Oxford: Oxford University Press.
Hay, C. (2013) The Failure of Anglo-Liberal Capitalism. Basingstoke: Palgrave Macmillan.
Hay, C. & Payne, A. (2015) Civic Capitalism, Cambridge : Polity.
Hay C. & Wincott D. (2012), The Political Economy of European Welfare Capitalism, Basingstoke: Palgrave.
Hirst, P., Thompson, G. & Bromley, S. (2009) Globalisation in Question. Cambridge: Polity.
Jullien, B., Smith, A., eds. (2014) The EU’s Government of Industries: Markets, Institutions and Politics, London: Routledge.
Lebaron F. (2000) La croyance économique: les économistes entre science et politique, Paris: Le Seuil.
Palier, B., ed., (2014) A Long Goodbye to Bismarck? The Politics of Welfare Reform in Continental Europe. Amsterdam : Amsterdam University Press.
Schmidt, V. & Thatcher, M., eds., (2013) Resilient Liberalism in Europe's Political Economy. Cambridge : Cambridge University Press.
Streeck, W. (2014) Buying Time. London : Verso.
Ravenhill, J. (ed.) (2014) Global Political Economy. Oxford : Oxford University Press.
Van Apeldoorn B., Drahooupil J., Horn L., eds., (2009) Contradictions and Limits of Neoliberal European Governance, Basingstoke: Palgrave
Watson, M. (2014) Uneconomic Economics and the Crisis of the Model World. Basingstoke : Palgrave Macmillan.
Woll C. (2008) Firm Interests: How Governments Shape Business Lobbying on Global Trade, Ithaca, N.Y.: Cornell University Press.


Our AFSP research group builds from a recognition of the relatively limited investment of the French political science community in the inter-relationship between political and economic variables and the complex interdependence of the political and the economic more generally.  It seeks to address this by drawing on the already excellent work of a growing number of young specialists and a more limited number of senior scholars now working in this field in France.  Through a series of workshops and common ventures the group seeks to develop further research capacity in this area throughout France and to bring French scholarship to an international audience.  This we seek to do in the wake of the 2008 global financial crisis, at a time when the economic constraints on the political and the political constraints on the economic need profoundly to be reconsidered.  We feel that only a genuine political economy - and one better attuned to disequilibrium dynamics - is capable of responding to this need.
 
Amongst the activities of the group will be the following:
 
1. To launch a general theoretical debate about the appropriate concepts and research questions for a genuine political economy.  This focus of our work will build towards the preparation of a handbook on the subject in French written by political scientists and also the organisation of a regular summer school.
2. The production by the group of an edited collection or journal special issue on an empirical theme linked to the crisis - such as a comparative analysis of national growth models and their sustainability in the post-crisis period.
3. A collective reflection on research methods and data sources.
4. A further reflection on the teaching of political economy in France and elsewhere.
5. And a final focus on dissemination strategies (for both academic and public audiences) of understandings of the economy produced by political scientists in France and internationally as well as by colleagues in the cognate fields of economic sociology and heterodox economics.


Actualité

Appel à communications avant le 12 décembre 2016
Doctoriales "Économie & Sociologie"
29 mars 2017
Université Paris-Dauphine
Télécharger l'appel...

Appel à candidatures avant le 31 mars 2016.
6-9 juin 2016 — Ecole d'été
"L’économie et la politique"
Organisé en partenariat avec le Centre Émile Durkheim UMR 5116, Sciences Po Bordeaux / Université de Bordeaux
Responsables : Colin Hay (CEE, Sciences Po) et Andy Smith (CED, Sciences Po Bordeaux / Université de Bordeaux)
Pour télécharger l'appel à candidatures (format PDF)...

Compte rendu de la première réunion du Spéco
Université Dauphine, le 27 novembre 2015

Une trentaine de personnes dans une salle comble ont lancé physiquement ce groupe de projet et une vingtaine d’autres collègues ont fait savoir aux animateurs qu’ils voudraient participer à ses activités ultérieures. Structurée autour d’une présentation powerpoint en plusieurs points, chacun débouchant sur une discussion animée et souvent passionnée que nous résumons succinctement dans le compte rendu à télécharger ici, la réunion a permis d’affiner le projet du groupe et de planifier la mise en œuvre de plusieurs de ses actions collectives.



Appel à participation au réseau Spéco

Notre groupe de projet AFSP trouve son origine dans le constat d’un faible intérêt de la science politique française pour l’étude de l’activité économique et, symétriquement, dans la conviction que, en France, la discipline possède des atouts lui permettant de renverser cette tendance. Cette certitude repose tout à la fois sur la qualité de travaux récents produits par quelques jeunes spécialistes et sur l’intérêt croissant manifesté par des chercheurs plus expérimentés et désireux d’aborder ces enjeux de front.
C’est la raison pour laquelle ce groupe s’adresse aussi bien à des collègues effectuant déjà des recherches sur des questions économiques qu’à ceux, de tout âge, qui voudraient désormais s’y consacrer. Afin de fédérer celles et ceux qui ne souhaitent pas laisser ces enjeux à leurs seuls collègues économistes, nous avons prévu cinq axes de travail entre novembre 2015 et juillet 2017 auxquels tout politiste est invité à participer :
1.    Un débat de fond sur les concepts et les questions de recherche à privilégier en économie politique. Cet axe de travail sera notamment structuré autour de la préparation d’un premier manuel sur le sujet en français écrit par des politistes, ainsi que sur l’organisation d’une école d’été pluriannuelle ;
2.    La co-production par le groupe d’un ouvrage, ou d’un numéro spécial de revue, portant sur un objet empirique lié à « la crise » économique actuelle : une comparaison des modèles de croissance nationaux (et éventuellement infranationaux) ;
3.    Une réflexion collective sur les méthodes de recherche,  les sources et la production de données en économie politique ;
4.    Une autre sur l’enseignement de l’économie politique en France et ailleurs ;
5.    Enfin, un axe portant sur la diffusion des connaissances sur l’économie produites par les politistes en France, d’abord auprès de collègues issus de la sociologie économique et de l’économie hétérodoxe, ensuite à destination de collègues étrangers et, enfin, auprès d’un public non-universitaire.

Si vous souhaitez participer au réseau Spéco, merci d'envoyer un courriel à colin.hay@sciencespo.fr et a.smith@sciencespobordeaux.fr

N'hésitez pas à diffuser l'information dans vos laboratoires, écoles doctorales, séminaires...


Agenda


Participants & Contacts

Responsables scientifiques : Colin Hay et Andy Smith

Colin Hay est professeur de science politique à Sciences Po Paris et chercheur au CEE.  Avant de rejoindre Sciences Po il a fondé le Sheffield Political Economy Research Institute a L’université de Sheffield, Royaume-Uni.  Il est auteur de nombreux livres, y compris plus récemment, Civic Capitalism (Polity, 2015, avec Anthony Payne), The Legacy of Thatcherism (Oxford University Press 2014, avec Stephen Farrall), The Failure of Anglo-Liberal Capitalism (Palgrave 2013) et The Political Economy of European Welfare Capitalism (Palgrave 2012, avec Daniel Wincott).  Il est rédacteur en chef de New Political Economy et corédacteur de Comparative European Politics et British Politics.  Elu ‘Fellow’ du Academy of Social Science britannique en 2011, il travaille actuellement sur l’economie politique comparée de l’Etat providence en Europe, la globalisation, la regionalisation et le processus de l’intégration européene, et la désaffection politique.
 
Andy Smith est directeur de recherche FNSP au Centre Emile Durkheim à Bordeaux. Spécialiste de l’économie politique et de l’intégration européenne, il a publié récemment (avec A. Roger et I. Itçaina) Varietals of Capitalism: A Political Economy of the Wine Industry (à paraître au Cornell University Press en 2016), L’industrie pharmaceutique : règles, acteurs et pouvoir, (avec Bélis-Bergouignon M-C, Montalban M., Sakinc E. à La documentation française, 2014), et a codirigé (avec B. Jullien) The EU’s Government of Industries (Routledge, 2014). Sa recherche en cours porte sur le retrait des médicaments et, plus généralement, sur le rôle des valeurs dans l’activité économique (un manuscrit, The Politics of Economic Activity: Values, Institutions and Contingency est en évaluation).

 
Un comité scientifique
, composé des deux coresponsables et des chercheurs suivants, animera les activités et les productions de ce groupe de projet :
- 2 politistes statutaires basés en France : Cornelia Woll (CEE) et Benjamin Lemoine (IRRISO)
- 2 politistes internationaux : Ben Clift (Université de Warwick), Sophie Meunier (Princeton)
- 6 jeunes docteurs ou doctorants politistes : Matthieu Ansaloni (LAASP), Cyril Benoît (CED), Clément Fontan (CERAPS-Univ. Montréal), Samuel Faure (CERI), Sofia Wickberg (CEE), Camille Allé (LIEPP)
- 2 sociologues économiques (Pierre François, CSO et Alina Surubaru, CED) et deux économistes (Agnès Labrousse Université de Picardie et Matthieu Montalban, GREThA-Univ. Bordeaux).

Contacts :


Focus & Travaux récents

The Politics of Economic Activity, Andy Smith, Oxford University Press, sept. 2016
 
The Politics of Economic Activity confronts head-on deeply rooted understandings of how politics affects economics. The book proposes a robust, incisive alternative definition of politics: the mobilization of values to change or reproduce the institutions that orientate, and indeed make possible, economic activity.

Drawing upon constructivist strands of institutionalism, political sociology, and industrial economics, this definition generates an analytical framework for understanding the 'political work' that constantly orientates the behaviour of both firms and public authorities. Specifically, a fundamental tension between the values of freedom and security is consistently examined. This is analysed by looking at conflicts within the definition of these two values, but also by examination of mobilizations of two subordinate values: equality and tradition. A hypothesis examined throughout the book's empirical chapters is that equality and tradition play either supporting, intervening, or silent roles within the freedom-security relationship that structures contemporary capitalism.

Structured around controversies concerning the politics of economic activity at the global, European, national and local scales, the book examines the pharmaceutical, wine, local food, and car industries, as well as cross-cutting policies concerning issues such as regulating labour markets and inter-firm competition, geographical indications, and local economic development. Overall, the book's aim is to advocate a mode of thinking and research which challenges orthodox and dominant approaches to economics and its politics. It does so by placing a politics that is comprehensible, and therefore both 'studyable' and 'actionable', back at the centre of reflection about the economic and the political.

Lire l’introduction de The EU's Government of Industries. Markets, Institutions and Politics, Andy Smith et Bernard Jullien (eds.), Routledge, pp.1-32, 2014, Routledge Studies on Government and the European Union


  



Infos bibliographiques

Dette publique : sortir du catastrophisme
Bruno Tinel
Raisons d'agir, 2016

En savoir plus...

Varietals of Capitalism. A Political Economy of the Changing Wine Industry
Xabier Itcaina , Antoine Roger, Andy Smith
Cornell University Press, Cornell Studies in Political Economy, 2016

En savoir plus : http://www.cornellpress.cornell.edu/book/?gcoi=80140100479590
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