

Conseil national des universités
Toutes les informations sur le CNU section 04 science politique
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ACTUALITES
Charte du CNU adoptée par la section 04 le 10 mai 2012
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Par une motion adoptée en Assemblée générale (21 mars 2012), le CNU exprime publiquement son indignation face à la création d’une section de « criminologie » par une voie politique, contre l’avis de la très vaste majorité de la communauté scientifique.
Lire la motion...
L’Association Française de Science Politique réprouve dans les mêmes termes la création d’une section 75 de “criminologie” au sein du CNU.
Motion de la section 04 du CNU sur l’évaluation des enseignants-chercheurs (13 février 2012)
Dans le cadre des réformes engagées par la loi LRU et ses décrets d’application (notamment le décret du 23 avril 2009[1]), les missions du CNU évoluent. Outre les traditionnelles missions d’évaluation scientifique pour la qualification aux fonctions de maîtres de conférences et pour l’avancement des carrières des enseignants-chercheurs qui souhaitent une promotion, le CNU doit désormais remplir une mission d’évaluation quadriennale des enseignants chercheurs.
Dans le prolongement de la motion adoptée par notre section le 4 novembre 2008 et du communiqué du 2 avril 2009 rédigé par la CP-CNU et le C3N (qui réunit trois composantes du Comité national de la recherche scientifiques), la section 04 du CNU souhaite faire connaître son point de vue sur la mise en place de l’évaluation quadriennale des enseignants-chercheurs à partir de 2012 :
- La section rappelle que la mission d’évaluation des enseignants-chercheurs est assurée par le CNU depuis fort longtemps. Elle procède à une évaluation approfondie à l’entrée dans la carrière (lors de la procédure de qualification aux fonctions de maître de conférences et de professeur d’université), puis à chaque demande d’avancement de grade.
- La section, comme le monde scientifique en général, a toujours été attachée au principe de l’évaluation par les pairs. Le milieu professionnel est soumis depuis fort longtemps à de multiples procédures d’évaluation, lors de la qualification par le CNU, lors du recrutement comme maître de conférences, lors du concours d’agrégation du supérieur, lors de l’intégration à un laboratoire, lors d’une demande de mutation professionnelle, lors d’une demande d’avancement de grade, lors de la soumission des articles aux revues, lors de la soumission d’un projet scientifique au CNRS, à l’ANR ou à tout autre agence de moyens et, plus récemment, lors de l’évaluation des formations par l’AERES, lors de l’évaluation des équipes de recherche par la même agence, lors des procédures d’évaluation mises en place par les universités elles-mêmes… la liste est loin d’être exhaustive.
- La section estime que la pratique de l'évaluation quadriennale prévue par la loi LRU reflète une conception néomanagériale visant à introduire les instruments de gestion issus du secteur privé dans les organismes publics, dans un double objectif : susciter la compétition entre les agents et entre les structures de recherche et d'individualiser les carrières, notamment par la modulation des services, en fonction des "mérites" supposés de chaque enseignant-chercheur. La section s’inquiète des usages purement administratifs de l’évaluation scientifique, notamment au niveau des établissements. L’évaluation peut ainsi devenir un simple instrument de gestion des ressources humaines. Loin des objectifs affichés d’améliorer la qualité de la recherche scientifique, elle risque d’être mise au service de la gestion de la contrainte budgétaire.
- La section rappelle qu’aucune étude scientifique n’a démontré, à ce jour, la corrélation entre des évaluations individuelles intensives des chercheurs/enseignants-chercheurs et l’amélioration de la qualité de la recherche. Elle souhaite mentionner que des méthodes mal maîtrisées d’évaluation peuvent nuire à la qualité de la recherche. Une évaluation qui reposerait principalement sur un décompte des publications dans des revues (la « bibliométrie »), par exemple, peut avoir pour effet d’ignorer le contenu qualitatif des travaux ; de pousser à privilégier des recherches de court terme ; d’inciter à délaisser des domaines qui sont minoritaires et donc faiblement indexés. Ses faiblesses ont été rappelées par de très nombreuses études.
- L’évaluation peut être susceptible d’introduire des « effets pervers » qui peuvent nuire à la qualité de la recherche scientifique, à l’inverse de l’effet recherché, comme le note le Rapport mondial de l’UNESCO sur les sciences sociales de 2010.
Développement de stratégies individualistes et d’un esprit de compétition contraire à la logique de production scientifique nécessitant des efforts collectifs
Développement de stratégies de publication à court terme et sur des problématiques à forte visibilité, en privilégiant la recherche de « gains » individuels immédiats et contribuant à délaisser les terrains moins visibles nécessitant un investissement de recherche plus long.
La section 04 refuse le principe d’une évaluation individuelle, périodique et systématique des enseignants-chercheurs.
Textes adopté en séance plénière le 13 février 2012.
[1] Art 2 : « [Le CNU] procède à l’évaluation de l’ensemble des activités et de leur évolution éventuelle des enseignants-chercheurs régis par le décret du 6 juin 1984 susvisé. Cette évaluation est prise en compte pour les mesures relatives à la carrière des professeurs des universités et maîtres de conférences et à l’attribution de certaines primes et indemnités. Pour chaque section, les critères, les modalités d’appréciation des candidatures et d’évaluation des enseignants-chercheurs sont rendus publics. Il en va de même des conditions dans lesquelles les sections formulent leurs avis. Un rapport publié annuellement rend compte de l’activité de chacune des sections. »
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Qualifications 2012 – Elections 2011 – Fonctionnement de la section – Rapports
Qualifications 2012
La qualification est une étape de l’accès aux corps des professeurs d’université et de maître de conférence des universités. Les listes de qualification sont établies une fois par an par les sections du Conseil national des universités (CNU).
La durée de validité de la qualification, une fois acquise, est de quatre années.
La déclaration de candidature pour la campagne 2012 est obligatoirement déposée sur le site internet du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, à partir du 13 septembre 2011, à 10 heures, heure de Paris, jusqu'au 27 octobre 2011, à 16 heures, heure de Paris, via l’application ANTARES.
ELECTION DU CNU 2011
Le Conseil national des universités est une instance nationale régie par le décret n° 92-70 du 16 janvier 1992. Il se prononce sur les mesures individuelles relatives à la qualification, au recrutement et à la carrière des professeurs des universités et des maîtres de conférences régis par le décret n°84-431 du 6 juin 1984 fixant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs et portant statut particulier du corps des professeurs des universités et du corps des maîtres de conférences. Il procède à l'évaluation de l'ensemble des activités de ces personnels et de leur évolution éventuelle. Il est composé de 11 groupes, eux-mêmes divisés en 52 sections, dont chacune correspond à une discipline. Chaque section comprend deux collèges où siègent en nombre égal d’une part, des représentants des professeurs des universités et personnels assimilés et, d’autre part, des représentants des maîtres de conférences et personnels assimilés. La liste des groupes et des sections ainsi que le nombre des membres de chaque section sont fixés par arrêté du ministre chargé de l'enseignement supérieur. Depuis la modification apportée le 23 avril 2009 au décret n° 92-70 du 16 janvier 1992 relatif au Conseil national des universités, un membre suppléant est associé à chaque membre titulaire d’une section du Conseil national des universités. Celui-ci a vocation à le remplacer en cas d’absence ou d’incompatibilité. Ce dispositif de suppléance contribuera à ce que les réunions du Conseil national des universités puissent se tenir de manière régulière, à faciliter le travail des différentes formations de cette instance tout en améliorant la représentation disciplinaire. Les deux tiers des membres du Conseil national des universités sont élus pour quatre ans (un tiers de membres nommés). Les élections sont organisées par section, au scrutin de liste à la représentation proportionnelle avec répartition des sièges restant à pourvoir au plus fort reste.
Le mandat actuel des membres du Conseil national des universités (CNU) expire le 17 novembre 2011.
Le scrutin se déroulera par correspondance du 12 septembre au 11 octobre 2011.
Résultats
Le dépouillement pour les élections au CNU a eu lieu mercredi 19 octobre.
Voir les résultats officiels publiés par le ministère :
Collège A : https://www.galaxie.enseignementsup-recherche.gouv.fr/ensup/pdf/election%20CNU/ResultcollA.pdf
Collège B : https://www.galaxie.enseignementsup-recherche.gouv.fr/ensup/pdf/election%20CNU/ResultcollB.pdf
Le projet de calendrier d'installation du nouveau CNU est maintenant affiché par le MESR :
https://www.galaxie.enseignementsup-recherche.gouv.fr/ensup/pdf/CNU/projet_calendrier_installation_CNU.pdf
La section N°04 se réunira le mardi 22 novembre pour élire son nouveau bureau.
Nouvelle composition
Bureau:
Président: Olivier Nay, Lille 2, IUF
1er vice-président: Frédéric Sawicki, Paris 1
2d vice-président: Alexandra Goujon, U. de Bourgogne
Assesseur: David Smadja, U. Paris Est - Marne La Vallée
Membres élus:
Collège A
Laurent Bouvet, U. Versailles Saint Quentin
Daniel Compagnon, IEP de Bordeaux
Nathalie Dompnier, U. Lyon 2
Jean-Marie Donegani, IEP de Paris
Virginie Guiraudon, DR CNRS/CEE
Olivier Nay, U. Lille 2, IUF
Frédéric Sawicki, U. Paris 1
Hélène Thomas, U. Aix Marseille 3
Collège B
Eric Agrikoliansky, U. Paris Dauphine
François Buton, CR CNRS/CEPEL
Nathalie Ethuin, U. Lille 2
Boris Gobille, ENS Lyon
Alexandra Goujon, U. de Bourgogne
Christophe Le Digol, U. Paris Ouest - Nanterre La Défense
Anne Mandeville, U. Toulouse 1
Jérôme Valluy, U. Paris 1
Membres nommés:
Collège A
Frédéric Charillon, U. d'Auvergne
Anne-Cécile Douillet, U. Lille 2
Jean-Jacques Roche, U. Paris 2
Yves Roucaute, U. Paris Ouest - Nanterre La Défense
Collège B
Gwendal Chaton, U. d'Angers
Julie Gervais, U. Paris 1
Cécile Robert, IEP de Lyon
David Smadja, U. Paris Est - Marne La Vallée
Listes & Professions de foi
COLLEGE DES PROFESSEURS DES UNIVERSITES ET ASSIMILES
NOM DES LISTES ET ACCES AUX PROFESSIONS DE FOI
RESPONSABLE
COMPOSITION
Pluralisme,
ouverture et qualité de la science politique Liste soutenue par QSF.
M. LAURENT BOUVET
Rayonnement
de la science politique
M. FREDERIC SAWICKI
Pluralisme
de la science politique et défense des libertés universitaires
Mme HELENE THOMAS
Liste
"Pluralisme et autonomie de la science politique"
M. OLIVIER NAY
NOM DES LISTES ET ACCES AUX PROFESSIONS DE FOI
RESPONSABLE
COMPOSITION
M. JEROME VALLUY
MCF
: maitrisons collégialement notre futur
Mme NATHALIE ETHUIN (SNESUP)
Pour
une science politique exigeante et plurielle
M. ERIC AGRIKOLIANSKY
Notices biographiques des candidats
Collège des professeurs des universités et assimilés
https://www.galaxie.enseignementsup-recherche.gouv.fr/ensup/cnunb/Notices.htm#L63206
Collège des maîtres de conférences et assimilés
https://www.galaxie.enseignementsup-recherche.gouv.fr/ensup/cnunb/Notices.htm#L56976

Toutes les informations sur le site internet GALAXIE :
https://www.galaxie.enseignementsup-recherche.gouv.fr/ensup/Helios.htm
Le CNU : Conseil national des universités
Le Conseil national des universités (CNU) est l'instance nationale qui se prononce sur les mesures relatives à la qualification, au recrutement et à la carrière des enseignants-chercheurs (professeurs et maîtres de conférence) de l'enseignement supérieur. Il est composé de groupes, eux-mêmes divisés en sections ; chaque section correspond à une discipline.
LA CP-CNU : Commission permanente du Conseil national des universités
La commission permanente du Conseil national des universités (CP-CNU), regroupe les membres des bureaux des sections du Conseil national des universités (CNU). Son objectif est de confronter les situations et les perspectives des enseignants-chercheurs de toutes les disciplines.
La section 04 est composée de 24 membres, dont 12 professeurs et 12 maîtres de conférences. Elle a été élue en 2007 pour un mandat de quatre ans, à l’issue d’une élection mettant en présence des listes de candidats présentées au sein de chaque collège. L’élection du CNU est organisée au scrutin de liste à la représentation proportionnelle, avec répartition des sièges restant à pourvoir selon la règle du plus fort reste. Une partie de la section n’est toutefois pas élue: huit membres sur 24 (quatre par collège) ont été nommés par arrêté ministériel.
Mots clés : Sociologie politique, Politiques publiques, Relations internationales, Analyse comparée des systèmes politiques, Philosophie et idées politiques, Théorie politique
Toutes les informations sont disponibles sur le site web de la section.
Le site web de la section 04 du CNU a pour objectif d’éclairer les candidats à la qualification aux fonctions de maître de conférences (MCF) et de professeur d’université (PR) sur les modalités de fonctionnement du CNU et sur les critères d’évaluation des candidatures soumises à l’appréciation de la section de science politique. Il s’adresse également à l’ensemble de la communauté universitaire.
Il fournit des informations sur les différentes activités exercées par le CNU : les qualifications, les avancements de grade, l’attribution des congés pour recherches et conversion thématique (CRCT) et les recrutements à la voie longue.
Les documents de la section à consulter :
Rapport d'activité 2007