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EPoPé

Etudes politiques sur le pénal

Objet multidisciplinaire, les institutions pénales apparaissent souvent comme un objet relativement marginal de la science politique, au sens où elles sont avant tout interrogées à partir d’une approche de sociologie du travail, des organisations, du droit, mais moins souvent dans un questionnement de sociologie politique. Le « politique » (en tant que politiques publiques, compétition politique ou espace politique) peut se voir alors dissous dans des approches ne lui accordant qu’une place secondaire ou implicite. Les recherches actuelles sur les institutions pénales témoignent aussi d’une forte segmentation des objets d’étude : police, prison, justice, sécurité locale, etc. Si cette segmentation se comprend dans une logique pragmatique de division du travail scientifique, elle conduit implicitement à cloisonner les questionnements à des réflexions mono-institutionnelles. Le groupe EPoPé se fixe trois objectifs : mettre au coeur du questionnement multidisciplinaire les approches de sociologie politique ; déployer une réflexion résolument comparée et internationale, en s’appuyant sur des mises en réseau d’acteurs travaillant dans des institutions de recherche francophones et au-delà ; aborder les recompositions de la pénalité en établissant des passerelles et liens scientifiques entre les sous-spécialisations thématiques pour proposer des théorisations plus générales.

 

FoLo

Les formes de la loyauté et de la fidélité politiques

Le but de ce groupe de projet est de comprendre comment la loyauté et la fidélité politiques se construisent et se maintiennent sur la durée dans différents types de configurations socio-politiques (dans les organisations « volontaires » et dans les groupes de type « communautaire »). Pour ce faire, il souhaite constituer un espace de débat et d’échange entre les trois grandes approches explicatives existantes en sciences sociales (par les croyances, par les intérêts, par les institutions) qui sont aujourd’hui le plus souvent travaillées séparément. Il s’agit d’un groupe à vocation doublement transversale, puisqu’il vise à combiner ces approches théoriques mais souhaite aussi rassembler des membres issus des différentes sous-disciplines instituées de la science politique (sociologie politique, analyse des politiques publiques, relations internationales et théorie politique), ainsi que des membres d’autres sciences sociales (histoire, sociologie, philosophie, ethnologie, droit…).

GrUE

Groupe de recherche sur l'Union européenne

A l’origine du GrUE, un constat scientifique préoccupant : depuis la fin des années 2000, l’UE est un objet d’étude délaissé par les chercheurs en science politique, notamment en France, malgré des réalisations pédagogiques majeures (diplômes, manuels). Dans le même temps, l’UE a connu un ensemble de « crises » : crise monétaire et macroéconomique de la zone euro, crise migratoire de l’espace Schengen, crise diplomatique et militaire avec la Russie, crise institutionnelle à la suite du « Brexit », crise politique liée à la montée des « populismes », etc. Les causes et les effets de ces transformations politiques européennes demeurent à bien des égards méconnus. Le GrUE entend générer des savoirs à même de rendre intelligibles les dynamiques multiples de reconfiguration politique à l’œuvre, à partir de l’étude de l’UE. Pour ce faire, il s’agit de réactiver et de fédérer la communauté des politistes, juniors et séniors, français et étrangers, mais aussi celles des sociologues et des historiens, qui analysent l’UE comme un objet « normal ». L’idée est de valoriser le décloisonnement théorique (entre l’approche socio-historique, la sociologie de l’action publique, la sociologie politique et les théories des relations internationales), et l’innovation méthodologique (en triangulant plusieurs méthodes qualitatives et quantitatives, et en générant des données primaires à partir d’enquêtes de terrain).

SPoC

Structures politiques du capitalisme

Concernant le capitalisme, les schémas explicatifs disponibles forment une large palette. Ils prêtent à de nombreux échanges d’arguments et alimentent une littérature profuse. La science politique hexagonale les ignore très largement et ne contribue guère aux débats engagés à l’échelle internationale. Les concepts et les références qu’elle mobilise peuvent pourtant nourrir un questionnement original sur les structures politiques du capitalisme – autrement dit sur les rapports de force politiques qui conditionnent les processus d’accumulation.
Le groupe de projet vise à encourager le développement de nouveaux travaux sur cette base. L’objectif est de mutualiser les expériences de recherche, d’engager un échange sur les concepts et les schémas d’analyse et de préciser les enjeux méthodologiques qui en découlent. Dans le même temps une réflexion collective est engagée sur la mise en place d’enseignements de science politique consacrés au capitalisme.