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Bilan des recrutements CNRS 2025 par l’OMASP

Chaque année, l’Observatoire des métiers académiques de la science politique (OMASP) publie des bilans de synthèse des recrutements MCF et PU en science politique via les Lettres de l’OMASP. En janvier 2026, l’AFSP vous propose également un focus sur les recrutements CNRS en science politique pour l’année 2025, synthèse rédigée par Lorenzo Barrault-Stella (CRESPPA-CSU / Université Paris 8), membre du Bureau de l’AFSP.

Quatre postes de chargé·e·s de recherche CNRS de classe normale en section 40 ont été publiés au journal officiel en décembre 2024, dont deux étaient « coloriés » (c’est-à-dire que la direction de l’Institut des SHS suggère des domaines prioritaires de recrutement que la section peut suivre ou non, selon la qualité des candidatures) sur les thèmes « Participation politique, élections, vote » et « Crises et transitions à l’international ».

Dans le cadre de ce concours, la section 40 du CoNRS – dont relève la science politique dans ses diverses composantes et une partie de la sociologie du travail –  a reçu, en janvier 2025, 150 candidatures recevables.  Pour ces quatre postes, 26 candidat·e·s ont été auditionné e·s en mars 2025. La section 40 a classé 7 candidat·e·s, dont 4 en position de 1er ex aecqo et trois autres en liste complémentaire (qui ne constitue pas une liste d’attente pour l’avenir).

  1. DOUNIES Thomas
  2. GELLY Maud
  3. GRASSIN Paul
  4. OUI Jeanne

Le classement a été confirmé par le jury d’admission en juin 2025 et les 4 lauréat·e·s sont entré·e·s en poste en octobre 2025.  Ils et elles ont été affecté·e·s par l’institut des SHS au sein de deux laboratoires parisiens (CESSP et CERI), d’un autre laboratoire en Ile-de-France (LISIS) et d’un laboratoire à Lille (CERAPS). On peut noter que les UMR non franciliennes bénéficient, cette année encore, moins des recrutements CR de la section.

Parmi les 4 recruté·e·s, on dénombre deux femmes et deux hommes. Deux sont titulaires d’une thèse de sociologie, soutenues à l’EHESS en 2021 et à l’Université Paris 8 en 2016 ; deux autres ont obtenu un doctorat de science politique à l’Université Paris 1 en 2022 et à l’Université de Picardie Jules Verne en 2023. Les établissements de soutenance sont là aussi majoritairement parisiens.

Les travaux de thèse des recruté·e·s, d’une durée de 4 à 8 ans selon les cas, ont porté sur les politiques migratoires, les inégalités de santé, le travail policier et la gestion numérique de l’écologie. Ils s’ancrent en tendance dans les domaines de la sociologie de l’action publique, les analyses de l’Etat, l’étude des inégalités et la sociologie des sciences.

Ils et elles disposent tous les quatre d’une expérience variée d’enseignement et ont effectué un ou plusieurs postdoctorats, dont trois d’entre eux à l’étranger (aux Etats-Unis et en Belgique). Toutes et tous ont publié à la fois dans plusieurs langues (entre autres en anglais) et dans un grand nombre de revues à comité de lecture en France comme à l’étranger. Trois avaient déjà publié au moins un ouvrage en nom propre au moment de leur recrutement.

 

Pour retrouver toutes les précédentes Lettres de l’OMASP et notamment celles consacrées aux recrutements MCF et PU 2025…