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L’usage de la simulation dans des enseignements en relations internationales : partage d’expériences présentielles et distancielles

Module du Groupe Mondialisation Circulations Transnationalisation

RENCONTRES DE LA SCIENCE POLITIQUE – Edition 2021

Sessions
– vendredi 2 juillet 9h-11h
– vendredi 2 juillet 11h15-13h15

Lien de connexion pour participer via Zoom : 

https://univ-lille-fr.zoom.us/j/92809697131

Le groupe AFSP “Mondialisation, circulations, transnationalisation” organise une table ronde sur l’enseignement des questions transnationales par la simulation. Les pédagogies actives qui placent l’apprenant en leur cœur, ont le vent en poupe. Parmi les dispositifs proposés, les simulations sont utilisées depuis quelques années pour enseigner la négociation. Leur mise en œuvre vise à donner accès aux étudiant.e.s à des phénomènes qui peuvent parfois sembler abstraits, en tentant de reproduire des formes d’interaction entre acteurs.

Responsables scientifiques
Delphine Allès (INALCO, CASE)
Jacobo Grajales (Université de Lille, CERAPS)
Louise Perrodin (Université Paris Est Créteil, LIPHA-PE)

Pour les Rencontres de la science politique, le groupe AFSP « Mondialisation, circulations, transnationalisation » organise une table ronde sur l’enseignement des relations internationales et plus largement des enjeux transnationaux par la simulation.

Les pédagogies actives, centrées sur l’apprenant, ont le vent en poupe, qu’il s’agisse de l’apprentissage par le jeu ou encore l’apprentissage dit « expérientiel » (Kolb, 1984). Parmi les dispositifs existants, les simulations sont de plus en plus fréquemment utilisées pour enseigner les pratiques diplomatiques, le fonctionnement des organisations internationales, ou encore les négociations multilatérales ou humanitaires. Si elles constituent une « tentative de reproduire une situation réelle d’argumentation dans un cadre collectif » (Schemeil et al., 2014: 479), leur mise en œuvre peut dépasser la seule reproduction du réel pour aborder des enjeux conceptuels et travailler sur les savoir-être en situation d’interaction. Il peut s’agir non seulement de reproduire des interactions entre acteurs, mais aussi de préparer des argumentaires, de se confronter à des dilemmes, de réfléchir aux pratiques de « reporting » et de « retours d’expérience », ou encore d’encourager les étudiant-e-s à l’analyse réflexive en rédigeant des compte-rendus.

La question du rapport entre le jeu de rôle et la réflexion sur les phénomènes sociaux qu’il aspire à reproduire pose toute une série de questions pédagogiques. De la même manière, les problématiques organisationnelles qui se posent aux enseignant.e.s reflètent elles-mêmes des questionnements plus profonds sur l’acquisition de compétences analytiques par les étudiant.e.s. Ces questionnements ont par ailleurs été exacerbés dans le contexte de la crise sanitaire et du basculement de nombreux enseignements en format hybride ou tout distanciel.

Dans cette table ronde, nous chercherons ainsi à ouvrir la discussion sur la base d’une série de questions concrètes: quelles connaissances et compétences les simulations permettent-elles de développer ? Quel degré de simplification du réel est alors nécessaire pour permettre le bon déroulement d’une simulation ? Réciproquement, comment s’assurer que cette simplification ne masque par la complexité des négociations, et que les simulations ne soient pas un dispositif cosmétique mais forment une véritable ressource pédagogique ? Quels dispositifs sont les plus adaptés à l’usage des simulations dans le cadre d’enseignements hybrides ou distanciels ?

 

Intervenants

  • Delphine Allès (sous réserve)
  • Louis-Simon Boileau
  • Adrien Fauve
  • Jacobo Grajales
  • Philippe Perchoc
  • Isabel Ruck
  • Charles Tenenbaum

 

Bibliographie

Colson Aurélien, « L’usage des simulations de négociation », dans Thierry Balzacq et Frédéric Ramel (éd.), Traité de relations internationales, Paris, Presses de Sciences Po, 2013, p. 1081-1096.

Goutx David, « Réaliser la gravité d’enjeux abstraits à travers une simulation : comprendre COP-RW comme un rite de passage », Négociations, n° 22, no 2, 26 décembre 2014, p. 17-28.

Perchoc Philippe, « Les simulations européennes : généalogie d’une adaptation au Collège d’Europe », Politique européenne, N° 52, no 2, 14 novembre 2016, p. 58-82.

Schemeil Yves, Christophe Bouillaud, Aurélien Colson, Charles-Philippe David, Adrien Fauve, Stéphane La Branche et Raùl Magni-Berton, « Quand simuler stimule. Innovation pédagogique et recherche décisionnelle », Revue française de science politique, Vol. 64, no 3, 4 juillet 2014, p. 479-501.