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Responsables scientifiques :
Margot Giacinti (CNRS, CRESPPA) margot.giacinti@ens-lyon.fr
Manon Veaudor (Université de Haute Alsace, SAGE) manon.veaudor@uha.fr
Fanny Vincent (Université de Saint-Etienne, Triangle) fanny.vincent@univ-st-etienne.fr
Cette semi-plénière propose de réfléchir à l’enseignement de la science politique depuis les périphéries, entendues comme des configurations variées de rapports centres-périphéries et d’implantation inégale de la discipline dans l’enseignement supérieur public. Organisée sous forme de table-ronde, elle réunit des politistes exerçant dans différents territoires afin d’analyser les contraintes, ressources et stratégies institutionnelles, pédagogiques et scientifiques qu’ils et elles mobilisent pour faire exister et légitimer la discipline localement.

Initialement intitulée « Enseigner la science politique en dehors des grandes métropoles », cette semi-plénière a été renommée « Enseigner la science politique depuis les périphéries », afin de mieux refléter le périmètre de la discussion : au-delà de la seule question de la taille des villes, on souhaite plus largement réfléchir en termes de configurations des rapports entre centres et périphéries, mais aussi de configurations d’implantation de la discipline dans des établissements de l’enseignement supérieur public où la science politique est ou a été historiquement peu ou pas représentée.
Cette semi-plénière, organisée sous forme de table-ronde, associera des collègues politistes enseignant la science politique dans cinq sites et configurations différentes (La Rochelle, Vannes, Mulhouse, Aix-Marseille et la Guadeloupe), et sera animée par Margot Giacinti, Manon Veaudor ainsi que deux collègues de Saint-Etienne (à définir).
Elle posera tout d’abord un rapide panorama de la localisation des formations de science politique à partir des données existantes telles que celles de l’OMASP (15 min), puis elle donnera la parole aux collègues autour de quatre grands temps construits à partir des réalités locales présentées et discutées lors des échanges préliminaires que nous avons eus avec les collègues sollicité·es :
1/ Description de la situation locale (nombre de collègues politistes, existence de formations en science politique ou pas, périmètre du service d’enseignement, configuration de la recherche, etc.)
2/ Description des configurations territoriales : de quelles périphéries, et de quelles configurations des rapports centres-périphéries parle-t-on ? En quoi les politistes enseignant dans ces diverses situations périphériques rencontrent-iels des contraintes, des cadres d’action, voire des ressources spécifiques ? Par exemple, comment les débouchés en master se polarisent-ils sur certains territoires plus que d’autres ?
3/ Rapports aux disciplines qui ont développé des relations de concurrence avec la science politique historiquement (notamment le droit et l’économie) et formes d’instrumentalisation dont la discipline fait parfois l’objet par d’autres disciplines localement (pour attirer de « bon·nes étudiant·es » dans certaines formations, etc.)
4/ Stratégies (institutionnelles, politiques, pédagogiques…) adoptées par les politistes pour exister et légitimer la discipline localement, au sein de leur établissement et éventuellement aussi face aux acteurs de l’enseignement supérieur privé
Il est important de préciser que le propos de cette semi-plénière n’est pas d’opposer les « périphéries » aux grandes métropoles et aux établissements qu’elles abritent (IEP ou facultés de science politique « à gros effectifs »), ni d’affirmer que les périphéries concentreraient toutes les difficultés. Il s’agit plutôt de rendre compte d’une réalité en rapide évolution, notamment autour de la création de parcours de licence, qui produit des effets sur l’ensemble de la discipline. Nous incitons donc les collègues de ces universités « hors périphéries » à assister et participer aux échanges qui auront lieu lors de cette semi-plénière à la suite de la table-ronde (30 min seront conservées pour la discussion).
Originally entitled “Teaching Political Science Outside Major Metropolitan Areas,” this semi-plenary session has been renamed “Teaching Political Science from the Peripheries” in order to better reflect the scope of the discussion. Beyond the sole issue of city size, the aim is to engage more broadly with the various configurations of centre–periphery relations, as well as with the different ways in which the discipline is embedded in public higher education institutions where political science has historically been weakly represented or not represented at all.
Organised as a roundtable, this semi-plenary will bring together political scientists teaching political science across five different sites and institutional configurations (La Rochelle, Vannes, Mulhouse, Aix-Marseille, and Guadeloupe). The session will be chaired by Margot Giacinti and Manon Veaudor, together with two colleagues from Saint-Étienne (to be confirmed).
The session will begin with a brief overview of the geographical distribution of political science programmes, drawing on existing data such as those produced by OMASP (15 minutes). It will then give the floor to the participants for four main segments, structured around the local realities presented and discussed during the preliminary exchanges held with the invited colleagues:
1/ Description of the local situation (number of political science faculty, existence or absence of political science programmes, scope of teaching duties, research configurations, etc.).
2/ Description of territorial configurations: which peripheries, and which configurations of centre–periphery relations, are at stake? To what extent do political scientists teaching in these various peripheral contexts face specific constraints, frameworks for action, or even resources? For example, how are master’s-level opportunities geographically polarised across certain territories more than others?
3/ Relationships with disciplines that have historically developed competitive dynamics with political science (notably law and economics), as well as forms of instrumentalisation to which the discipline is sometimes subjected locally by other fields (for instance, to attract “high-quality” students to certain programmes).
4/ Strategies (institutional, political, pedagogical, etc.) adopted by political scientists to sustain and legitimise the discipline locally, within their institutions and, where relevant, in relation to actors in private higher education.
It is important to emphasise that the purpose of this semi-plenary is not to oppose “peripheries” to major metropolitan areas and the institutions they host (such as IEPs or large-enrolment political science faculties), nor to suggest that peripheries concentrate all the difficulties faced by the discipline. Rather, the objective is to shed light on a rapidly evolving reality—particularly in relation to the creation of undergraduate tracks—which has consequences for the discipline as a whole. We therefore encourage colleagues from universities located “outside the peripheries” to attend and take part in the discussion that will follow the roundtable, for which 30 minutes will be reserved.

Table ronde animée par Margot Giacinti (CNRS, CRESPPA), Manon Veaudor (Université de Haute Alsace, SAGE) et l’équipe stéphanoise (Université de Saint-Etienne, Triangle)
Intervenant.es :

Breton Eleanor eleanor.breton@univ-ubs.fr
Giacinti Margot margot.giacinti@ens-lyon.fr
Giraud Baptiste baptiste.giraud@univ-amu.fr
Montrieux Gabriel gabriel.montrieux@univ-lr.fr
Odin Pierre pierre.odin@gmail.com
Roger Aurélie aurelie.roger@univ-antilles.fr
Veaudor Manon manon.veaudor@uha.fr
Vincent Fanny fanny.vincent@univ-st-etienne.fr