le portail de la science politique française
Section du Groupe de recherche CoBRA Contraintes Bureaucratiques, Risques et Adaptations sur les terrains
Responsables scientifiques :
Tanguy Quidelleur (Paris I Panthéon Sorbonne / CESSP) tanguy.quidelleur@univ-paris1.fr
Victor Violier (IRSEM / ISP) victor.violier@irsem.fr

Les risques auxquels les chercheur.e.s peuvent être confronté.e.s lors de leurs enquêtes sont nombreux et loin d’être limités aux zones de conflit. L’objectivation de ceux-ci se heurte parfois à l’autocensure des chercheur.e.s qui témoignent peu sur ces difficultés, souvent par peur de compromettre leur accès à leur terrain auprès de l’administration. Des initiatives ont cependant émergé en France pour tenter de les identifier. C’est notamment le cas de l’enquête conduite par l’INALCO « Recherche, formation et expertise sur des terrains « empêchés » ou « entravés » – Pratiques, méthodes et nouvelles ressources » (Allès et Perrodin, 2024), ou des nombreux travaux réflexifs portant sur l’encadrement bureaucratique de la recherche (Genèses 2022 ; Aldrin et al. 2022)
A partir des travaux pionniers sur les terrains difficiles (Boumaza et Campana, 2007) de nombreuses pistes de réflexion ont été ouvertes concernant la place des chercheur.e.s sur leurs terrains et dans leurs enquêtes. L’enjeu de cette ST n’est donc pas, en soi, l’étude des « terrains difficiles », mais l’analyse des processus par lesquels les institutions de l’ESR construisent cette catégorie, en définissent les contours et décident d’en autoriser – ou non – l’accès. Autrement dit, il s’agit moins d’interroger les terrains eux-mêmes que les dispositifs de qualification, de régulation et de légitimation qui encadrent leur pratique.
L’objectif est donc double :
1/ Interroger plus spécifiquement le rôle des institutions – tutelles, comités éthiques, contrats de recherche, etc. -, qui fournissent d’indispensables moyens à la recherche, mais peuvent aussi imposer des limites lors des enquêtes, dont les logiques apparaissent le plus souvent comme arbitraires. En effet, les rapports avec les institutions encadrant la recherche influent sur la définition et les négociations des pratiques de terrain. On peut, à titre d’exemple, évoquer la nécessité pour les chercheur.e.s de faire valider leur protocole d’enquête par des comités d’éthique ou institutions parfois éloignées des réalités de la recherche ou celle de faire signer des formulaires de consentement calqués sur ceux utilisés pour le recueil de données médicales (Bosa 2008 ; Siméant-Germanos, 2022). Ces exigences bureaucratiques, qui constituent une forme indirecte et peu débattue d’encadrement de la recherche, affectent la relation d’enquête et font parfois courir des risques supplémentaires aux chercheur.e.s. Dans un autre registre, les relations avec le fonctionnaire sécurité défense (FSD) – et la place désormais centrale de ce dernier dans les activités des chercheur.e.s ont particulièrement reconfiguré les rapports entre ces dernier.e.s et leurs institutions (Duclos, 2023). L’encadrement bureaucratique de la recherche s’est notamment renforcé à la suite des contraintes imposées durant la pandémie de Covid, qui ont durablement inscrit certaines pratiques (Bono et Hibou, 2020). Par exemple, la majorité des terrains interdits renvoient désormais aux zones classées “rouges” par les diplomates, c’est-à-dire aux espaces institutionnellement désignés comme incompatibles avec une présence de terrain. Il s’agit alors de nous interroger : qui est légitime pour décider des terrains accessibles ou non ? Les chercheur.e.s eux-mêmes, les tutelles, ou le Quai d’Orsay ? Selon quels critères, fondés sur quelles définitions du risque et de la responsabilité ?
2/ Ensuite il s’agit de cartographier les cas d’interdiction et, plus largement, de recueillir les expériences et les pratiques des chercheur.e.s dans ce domaine, les stratégies d’évitement. Face à l’inflation des injonctions bureaucratiques, un jeu de « poker-menteur » semble s’être installé entre les chercheur.es voulant poursuivre leurs recherches et des administrations qui veulent se protéger, mais bénéficier tout de même des dividendes de ces enquêtes. Ainsi, les contraintes ont aussi des conséquences pratiques : la managérialisation de l’ESR, parce qu’elle s’accompagne d’une « obsession de contrôle », qui passear les mesures « objectives » de la performance, conduit à une perte d’autonomie des chercheur.e.s et de la science (Power, 2005 ; Hibou, 2012 ; Gingras, 2014 ; Laval 2015 ; Mirowski 2019). Pour finir, dans un contexte de gestion de la pénurie, il conviendra d’interroger comment ces logiques pèsent sur l’orientation des financements et contribuent à la disqualification de certains champs d’étude, objets ou même terrains de recherche. Ces contraintes entrainent en effet différentes stratégies de contournements et de négociations de la part des chercheur.e.s.
The risks that researchers may encounter during their fieldwork are numerous and far from limited to conflict zones. Attempts to objectify these risks sometimes run up against researchers’ own self-censorship, as they rarely testify about such difficulties, often out of fear of jeopardizing their access to the field vis-à-vis administrative authorities. Nonetheless, several initiatives have emerged in France to identify them. This is notably the case of the INALCO survey “Research, Training and Expertise on ‘Obstructed’ or ‘Hindered’ Field Sites – Practices, Methods and New Resources” (Allès and Perrodin, 2024), as well as numerous reflexive works on the bureaucratic regulation of research (Genèses 2022; Aldrin et al. 2022).
Building on pioneering studies of difficult field sites (Boumaza and Campana, 2007), many avenues of reflection have been opened regarding the place of researchers in their fields and within their investigations. The aim of this thematic session is therefore not, strictly speaking, to study “difficult field sites” themselves, but rather to analyze the processes through which higher education and research institutions construct this category, define its contours, and decide whether access should be authorized. In other words, the focus is less on the sites themselves than on the mechanisms of qualification, regulation, and legitimation that frame their practice.
The objective is therefore twofold:
1/ To examine more specifically the role of institutions—supervisory bodies, ethics committees, research contracts, and so forth—which provide indispensable resources for research but may also impose limits on fieldwork, often according to logics perceived as arbitrary. Relations with the institutions that regulate research shape the definition and negotiation of field practices. For example, researchers may be required to have their research protocols validated by ethics committees or institutions sometimes far removed from the realities of fieldwork, or to obtain signed consent forms modeled on those used in medical data collection (Bosa 2008; Siméant-Germanos, 2022). These bureaucratic requirements—constituting an indirect and rarely debated form of research oversight—affect the investigative relationship and can at times expose researchers to additional risks. In another register, interactions with the fonctionnaire sécurité défense (FSD) — whose role has become increasingly central in researchers’ activities — have significantly reshaped relations between scholars and their institutions (Duclos, 2023). The bureaucratic supervision of research was further reinforced by the constraints imposed during the Covid-19 pandemic, which durably institutionalized certain practices (Bono and Hibou, 2020). For instance, most prohibited field sites now correspond to areas classified as “red zones” by diplomatic authorities, that is, spaces institutionally deemed incompatible with on-site research presence. This raises a series of questions: who is legitimate to decide which field sites are accessible or not? Researchers themselves, supervisory institutions, or the French Ministry for Europe and Foreign Affairs? According to which criteria, and on the basis of which definitions of risk and responsibility?
2/ The second aim is to map cases of prohibition and, more broadly, to collect researchers’ experiences and practices in this area, including strategies of circumvention. Faced with an inflation of bureaucratic injunctions, a form of “bluffing game” seems to have emerged between researchers seeking to pursue their work and administrations wishing to protect themselves while still benefiting from the dividends of such investigations. These constraints also have practical consequences: the managerialization of higher education and research, accompanied by an “obsession with control” expressed through supposedly “objective” performance metrics, contributes to a loss of autonomy for both researchers and science itself (Power, 2005; Hibou, 2012; Gingras, 2014; Laval 2015; Mirowski 2019). Finally, in a context of resource scarcity, it becomes necessary to examine how these logics shape the orientation of funding and contribute to the disqualification of certain fields of study, objects, or even research sites. Such constraints indeed give rise to a variety of strategies of negotiation and circumvention on the part of researchers.
Références
Philippe Aldrin, et al., L’enquête en danger : Vers un nouveau régime de surveillance dans les sciences sociales. Paris, Armand Colin. « Sociologia », (2022).
Delphine Allès et Louise Perrodin, « Recherche, formation et expertise sur des terrains « empêchés » ou « entravés » – pratiques, méthodes et nouvelles ressources », INALCO data paper, #1, Décembre 2024.
Adam Baczko, Gilles Dorronsoro et Arthur Quesnay. « Le privilège épistémologique du terrain. Une enquête collective dans la Syrie en guerre », Bulletin de Méthodologie Sociologique / Bulletin of Sociological Methodology, vol. 151, n° 1, 2021, p. 96-116.
Bastien Bosa, « À l’épreuve des comités d’éthique. Des codes aux pratiques », in Alban Bensa et Didier Fassin, Les politiques de l’enquête, Paris, la Découverte, 2008, p.205-225.
Irene Bono et Béatrice Hibou. « Peut-on rester libre à l’heure du risque ? La liberté scientifique sur les terrains dits difficiles », Sociétés politiques comparées, n° 52, septembre-décembre 2020.
Magali Boumaza et Aurélie Campana, 2007. « Enquêter en milieu « difficile » Introduction. » Revue française de science politique, 2007/1 Vol. 57, p.5-25.
Nathalie Duclos. « Le Fonctionnaire de sécurité et de défense, ou la recherche percutée par la problématique sécuritaire ». Critique internationale, 2023/3 N° 100, 2023. p.93-100.
Yves Gingras, Les dérivés de l’évaluation de la recherche. Du bon usage de la bibliométrie, Paris, Raisons d’agir 2014.
Béatrice Hibou, La bureaucratisation du monde à l’ère néolibérale, Paris, La Découverte, coll. « Cahiers libres », 2012
Christian Laval, “L’économie de la connaissance et la transformation de l’enseignement supérieur et la recherche”, Bulletin de l’ASES, vol. 42, mars 2015.
Philip Mirowski, « Hell is truth seen too late », Boundary 2, 2019. DOI 10.1215/01903659-7271327
Michael Power, La société de l’audit. L’obsession du contrôle, Paris, La Découverte, 2005.

Discutants : Tanguy Quidelleur (CESSP / Paris I Panthéon Sorbonne) et Victor Violier (ISP/IRSEM)
Fanny Faffrès, (EHESP/Arènes), Alice Picard, (EHESP/Arènes) et Florian Pisu, (INED), Les comités d’éthique de la recherche : l’illusion nominale d’un label ? Réflexions à partir d’enquêtes sur les « vulnérabilités »
Sonia Le Gouriellec (Université catholique de Lille), « Zéro risque » et la fabrique bureaucratique des terrains africains
Alice Kabriti (CESSP, EHESS-ENS), Les effets des procédures éthiques au Québec sur l’homogénéisation de la production scientifique en sciences sociales
Eva Portel (Centre Émile Durkheim, Sciences Po Bordeaux) et Camille Traoré (Les Afriques dans le Monde, Sciences Po Bordeaux), Passer le crible administratif Multipositionnalités et inégalités d’accès aux terrains dans les recherches contemporaines (Comores, France, Iraq, Mali)

Faffrès Fanny fanny.jaffres@ehesp.fr
Kabriti Alice alice.kabriti@ens.psl.eu
Le Gouriellec Sonia sonialegouriellec@gmail.com
Picard Alice alice.picard@ehesp.fr
Pisu Florian florian.pisu@ined.fr
Portel Eva eva.portel@scpobx.fr
Quidelleur Tanguy tanguy.quidelleur@univ-paris1.fr
Traoré Camille c.traore.c@gmail.com
Violier Victor victor.violier@irsem.fr
Section du Groupe de recherche CoBRA Contraintes Bureaucratiques, Risques et Adaptations sur les terrains
Responsables scientifiques :
Sarah Daoud (Sciences Po Grenoble UGA / Cerdap2) sarah.daoud@sciencespo.fr
Marielle Debos (Université Paris Nanterre / ISP) debos@parisnanterre.fr

Les violences sexistes et sexuelles (VSS) sur le terrain ont longtemps été invisibilisées et sont encore souvent minimisées voire ignorées par les institutions de l’Enseignement Supérieur et la Recherche (ESR). Toutefois, grâce à la mobilisation des féministes et aux témoignages de chercheur·euses concerné·es, ces violences font, depuis quelques années, l’objet d’une plus grande attention. En plus de travaux individuels réflexifs (Moreno, 2024 ; Zürne & Heederik, 2021 ; Patarin-Jossec, 2020 ; Cuny, 2020 ; Hanson & Richards, 2017 ; Sharp & Kremer, 2006) des initiatives collectives ont créé des espaces de discussion et de mobilisation (voir liste ci-dessous). Ces travaux et discussions collectives ont analysé les rapports de pouvoir et les différentes formes d’oppression sur le terrain dans une perspective intersectionnelle (genre, classe, race, âge, santé, etc.). Ils ont permis d’établir que les VSS sur le terrain ne sont pas des actes isolés et concernent l’ensemble de notre milieu professionnel ; ils pointent par ailleurs l’absence de cadres de prise en charge adaptés à l’université ou au CNRS. Cette section du groupe de recherche CoBRA vise à poursuivre ces réflexions en mettant l’accent sur le rôle que pourraient ou devraient jouer les institutions de l’ESR, avant, pendant et après le terrain.
Trois pistes de réflexion sont envisagées.
Une première piste de réflexion concerne les effets des politiques de l’ESR sur la vulnérabilité sur le terrain. La précarité, la pression pour produire des résultats de recherche dans un temps de plus en plus court, la compétition accrue par le manque de postes fragilisent les chercheur·euses, y compris sur le terrain et dans leur rapport au terrain. On pourra également s’interroger sur les codes virilistes de l’appréhension de terrains dits dangereux.
Un second axe de réflexion concerne le rôle des institutions (universités, CNRS, laboratoires, instances disciplinaires, comités d’éthique, directions de thèse etc.). Si les réponses institutionnelles restent insuffisantes, il existe désormais, grâce aux mobilisations des féministes des vingt dernières années, des dispositifs qui visent à prendre en charge les VSS dans le champ académique (Andro, 2023 ; Clair, 2023). Ces dispositifs, qui manquent de moyens pour assurer leurs missions, ne sont en outre pas adaptés à la prise en charge des violences sur le terrain. Doit-on imaginer des dispositifs spécifiques et créer des cellules d’écoute pour soutenir et accompagner les victimes ? Comment former les directeur·ices de thèse et plus largement les membres de l’ESR qui exercent une autorité professionnelle ou pédagogique ? On réfléchira également aux risques de l’institutionnalisation de la prise en compte des VSS sur le terrain. Il ne faudrait pas que les mobilisations contre les VSS sur le terrain se retournent contre les chercheuses avec un renforcement des injonctions paternalistes à la prudence (Debos, 2023). Il serait tout aussi problématique d’associer les terrains internationaux à des « imaginaires du danger » (Beldé, 2025) en reprenant le discours exotisant et raciste de l’« Autre » menaçant.
Une troisième perspective est celle des continuités entre les expériences de harcèlement et VSS sur le terrain et au sein de l’ESR (Deruelle, 2022). Si le terrain se déroule le plus souvent hors des campus, il n’est pas isolé des autres espaces de travail. Un enjeu important – et jusqu’ici ignoré – est la protection des enquêté·es contre les agressions par les chercheur·euses. Comment engager une discussion sur les pratiques dangereuses, voire violentes, des enquêteur·ices ? Quelle est la responsabilité des institutions dans les cas où les chercheurs sont eux-mêmes auteurs de violences dans le cadre de leurs enquêtes ?
Gender-based and sexual violence (GBSV) in the field has long been rendered invisible and is still often minimized or even ignored by higher education and research institutions. However, thanks to feminist mobilization and first-hand accounts from affected researchers, these forms of violence have received increased attention in recent years. Alongside individual reflexive works (Moreno, 2024; Zürne & Heederik, 2021; Patarin-Jossec, 2020; Cuny, 2020; Hanson & Richards, 2017; Sharp & Kremer, 2006), collective initiatives have opened up spaces for discussion and mobilization (see list below). These works and collective discussions have analyzed power relations and various forms of oppression in the field from an intersectional perspective (gender, class, race, age, health, etc.). They have shown that GBSV in the field is not a series of isolated acts; rather, it concerns the entire professional milieu. Existing research has also highlighted the absence of appropriate frameworks for handling such violence within universities or the CNRS. This panel convened by the CoBRA research group aims to further these reflections by focusing on the role that higher education could or should play before, during, and after fieldwork.
The panel aims to address three main issues.
The first concerns the effects of higher education policies and reforms on vulnerability in the field. Several factors shape researchers’ vulnerability in the field and their relationship to fieldwork, including precarious positions, pressure to publish research results within increasingly short time frames, as well as intensified competition due to the scarcity of permanent positions. We also invite reflection on the virilist codes that remain pervasive in the fields of study concerned with so-called dangerous field sites.
The second issue focuses on the role of institutions (universities, CNRS, research centres, ethics committees, doctoral supervision, etc.). While institutional responses remain insufficient, feminist mobilizations over the past twenty years have led to the creation of mechanisms aimed at addressing GBSV within academia (Andro, 2023; Clair, 2023). These mechanisms, however, lack the resources necessary to fulfill their missions and are not adapted to addressing violence in the field. What specific mechanisms could be created ? Should we advocate for the creation of support units specialized in assisting victims? What kind of training do PhD supervisors and other members of academia who exercise professional or pedagogical authority need ? We also invite reflection on the risks associated with institutionalizing the treatment of GBSV in the field. Mobilizations against such violence should not backfire against women researchers and reinforce paternalistic injunctions to caution (Debos, 2023). It would be equally problematic to associate international field sites with “imaginaries of danger” (Beldé, 2025), thereby reproducing exoticizing and racist tropes of a threatening “Other.”
The third perspective concerns the continuities between experiences of harassment and GBSV in the field and within higher education institutions themselves (Deruelle, 2022). Although fieldwork most often takes place outside university campuses, it should not be treated as just another workspace. A major—and so far neglected—issue is the protection of research participants from aggression by researchers. How can we initiate a discussion about scholars’ dangerous, or even violent, practices ? What responsibility do institutions bear in cases where researchers perpetrate violence in the context of their fieldwork?
Références
Andro, Armelle (2023). « Mind the Gap : avancées et résistances dans la prise en charge des violences sexuelles et sexistes dans le monde académique », Mouvements, n° 113, pp. 109-118.
Beldé, Marte (2025). « Danger on my mind: Dangerous imaginaries and their effect on epistemologies », Ethnography. En ligne: https://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/14661381251365064
Clair, Isabelle (2023). « Violences sexuelles dans l’exercice et l’apprentissage du métier de sociologue », Socio-logos, n° 19. En ligne : https://journals.openedition.org/socio-logos/6556#quotation
Cuny, Cécile (2020). « Violences sexuelles sur un terrain d’enquête », Nouvelles Questions Féministes, vol. 39, n°2, pp.90-106.
Debos, Marielle (2023). « Genre, sécurité et éthique. Vade-mecum pour l’enquête de terrain », Critique internationales, n°100, pp.59-74.
Deruelle, Farah (2022). « La sexualité en colloque, une « parenthèse enchantée » ? Violences et rituels professionnels à l’épreuve de l’égalité des carrières scientifiques », Terrains & travaux, 40(1), pp.89-111.
Hanson, Rebecca & Richards, Patricia (2017). « Sexual harassment and the construction of ethnographic knowledge », Sociological Forum, vol. 32, n°3, pp.587-609.
Moreno Eva, Traduction par Rouquet, L., Lefort-Rieu, C. et Bjerén, G. (2024). « Viol sur le terrain : Réflexions d’une survivante ». Cahiers du Genre, Vol. 77, n°2, pp. 37-72.
Patarin-Jossec, Julia (2020). « Un tabou résilient. Des violences sexistes dans la pratique ethnographique et son enseignement », Terrains/Théories, n°12, pp.1-29.
Sharp, Gwen & Kremer, Emily (2006). « The Safety Dance: Confronting Harassment, Intimidation, and Violence in the Field », Sociological Methodology, n°36, pp.317-327.
Zürne, Lise & Heederik, Janne (eds.) (2021). « Harassment in the Field: Reflections on the Personal and Professional Boundaries of the Ethnographer », LOVA Journal of Feminist Anthropology & Gender Studies, Special Issue, Vol. 42, n°12.
Ressources et initiatives scientifiques sur les VSS sur le terrain (liste non exhaustive)
Blog d’Auto-Défense contre les Agressions Sexistes et Sexuelles dans l’Enquête en Sciences Sociales (BADASSES) : https://badasses.hypotheses.org
Brochure « Violences sexuelles sur le terrain : Pour une prise de conscience collective et une meilleure prévention des risques en sciences sociales », Université Toulouse-Jean Jaurès, 05/2025 : https://www.univ-tlse2.fr/medias/fichier/livret-vss-sur-le-terrain-numerique_1747985538240-pdf
CLASCHES, collectif anti-sexiste de lutte contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur : https://clasches.fr
Collectif de lutte contre le harcèlement à l’Université (Cha-U) : Journée d’études « Lutte contre les VSS dans l’enseignement supérieur et la recherche. Penser les pratiques, armer la théorie », 31/01/2025 : https://cha-u.fr/journee-detude-lutte-contre-les-vss-dans-lenseignement-superieur-et-la-recherche
Journées d’études « Genre et Sexualité sur le Terrain : Repenser la Positionnalité, l’Épistémologie et la Sécurité à travers les prismes Féministes et Queer », 11, 12, 13 mai 2026, Bruxelles.
Séminaire « Femmes et terrains : vers la création d’outils méthodologiques », Laboratoire TVES, 2025 : https://www.geopolitique.net/wp-content/uploads/2025/02/1739442055301.pdf
Journée d’étude « Les violences sexistes et sexuelles en terrain d’enquête », CURAPP, 25/09/2025 : https://www.u-picardie.fr/curapp/wp-content/uploads/sites/29/2025/09/FLYER-VSS_TERRAIN.pdf
Séminaire « Les sciences sociales en question : Femmes de terrain », CEE-CERI, Sciences Po, 12/02/2024 : https://www.sciencespo.fr/ceri/fr/evenements/les-femmes-de-terrains/
Journée d’étude « Retour sur nos enquêtes de terrain : questions de genre et sexualité », Institut des Sciences Sociales du Politique, Université Paris Nanterre, 25/01/2024 : https://isp.cnrs.fr/retour-sur-nos-enquetes-de-terrain-questions-de-genre-et-sexualite/

Discutante : Marielle Debos (ISP/Université Paris Nanterre)
Virginie Dutoya (CESAH ; CNRS/EHESS), VSS sur le terrain : perspectives depuis les « études aréales »
Pauline Gosset (CITERES/ Université de Tours), Penser l’après : la gestion des auteurs de violences sexistes et sexuelles au-delà de la justice universitaire
Marie Hiliquin (IRSEM ; TVES/Université de Lille), Eugénie Masclef (TVES/Université de Lille), Anastasia Protassov (TVES/Université de Lille), Femmes et terrains : vers la création d’outils méthodologiques
Evé Mayenga (CESSP/ Université Paris I Panthéon Sorbonne), Dans le ventre de la bête : un regard sur la blanchité des normes disciplinaires et l’invisibilisation des violences raciales, de genre et sexuelles

Daoud Sarah sarah.daoud@sciencespo.fr
Debos Marielle debos@parisnanterre.fr
Dutoya Virginie virginie.dutoya@ehess.fr
Gosset Pauline pauline.gosset@univ-tours.fr
Hiliquin Marie marie.hiliquin@irsem.fr
Masclef Eugénie eugenie.masclef@univ-lille.fr
Mayenga Evé evelia.mayenga@gmail.com
Protassov Anastasia anastasia.protassov@univ-lille.fr