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Socialisation politique, politisation et rapport individuel au politique (SOPORA)

Ce groupe a pour objectif de rassembler des chercheurs et des chercheuses s’intéressant aux rapports au politique, aux processus de socialisation politique et de politisation à l’échelle individuelle. Partant du constat d’une littérature foisonnante mais fragmentée sur le sujet, il propose de remettre au travail ces notions centrales en science politique, en constituant un espace de réflexion autour de leurs définitions respectives, leur articulation ainsi que la manière de les saisir empiriquement. II vise également à faire dialoguer des travaux inscrits dans des traditions théoriques différentes et proposant des approches variées de ces notions.

Co-responsables du groupe : 

  • Alexandre Dafflon, postdoctorant au CRAPUL, Université de Lausanne
  • Elodie Druez*, postdoctorante au SAGE, Université de Strasbourg
  • Camille Masclet*, chargée de recherche au CNRS, CESSP, Paris
  • Julie Pagis, chargée de recherche au CNRS, IRIS, Paris

* coordinatrices du groupe

Contacts : 

Elodie Druez druez@sciencespo.fr
Camille Masclet masclet@cnrs.fr

Trois axes de réflexion seront au cœur des activités du groupe.

Réinterroger les socialisations politiques au fil de la vie

Ce groupe de recherche invite tout d’abord à poursuivre les recherches sur les processus de socialisation politique individuels au fil de la vie. Plusieurs directions pourront ainsi être explorées concernant les lieux d’apprentissage du rapport au politique des individus ainsi que les instances et les périodes au cours desquels il se construit. À l’instar des recherches récentes sur l’enfance qui ont renouvelé les perspectives sur cette période clé de la socialisation politique individuelle, on pourra questionner à nouveaux frais les instances classiques de socialisation politique (l’école et la famille), tout en réfléchissant au rôle joué par d’autres agents plus ou moins directement liés à l’espace politique (partis politiques, mouvements sociaux, sociabilités, loisirs, travail, etc.). Les transformations des rapports au politique au fil des trajectoires individuelles seront également interrogées par les travaux réunis dans ce groupe de recherche.

Articuler socialisation politique et politisation pour penser le rapport au et à la politique

En outre, ce groupe vise à décloisonner le champ de la socialisation politique en ouvrant un dialogue avec les recherches sur les politisations individuelles et plus largement sur les rapports au et à la politique. Si les concepts de socialisation politique et de politisation correspondent aujourd’hui encore à des littératures relativement distinctes, des travaux récents sur le rapport au et à la politique – davantage centrés sur les comportements électoraux mais visant à comprendre les ancrages sociaux du vote – mobilisent ensemble ces deux notions sans toujours les articuler conceptuellement. L’un des axes de réflexion de ce groupe consiste à mieux penser les possibles liens théoriques et apports respectifs de ces différents sous-champs de la sociologie politique. Il s’agit d’interroger conceptuellement comment les concepts de socialisation politique et de politisation permettent de mieux cerner les rapports au politique dans leur dimension processuelle.

Penser le rapport au politique à l’aune des rapports de pouvoir

Enfin, le dernier axe propose de penser le rapport au politique à l’aune des rapports de pouvoir. Face aux définitions resserrées du politique, l’idée est de réfléchir à la manière dont le politique est encastré dans des divisions, des classements et des clivages sociaux qui, de par les distinctions qu’ils opèrent, créent et reproduisent des inégalités, de la domination et donc du pouvoir. En outre, si la littérature tend à s’organiser selon différents sous-champs correspondant à différents types de rapports de pouvoir (de classe, de genre, de sexualité, de race, etc…), il s’agit ici de les faire dialoguer. On se demandera en quoi la condition minoritaire constitue un vecteur de socialisation politique spécifique, marqué par des logiques de politisation propres. À l’inverse, on s’intéressera aux travaux qui questionnent la construction de rapports au politique majoritaires et interrogent les effets politiques d’une position dominante.

Plus concrètement, ce groupe de recherche ambitionne d’ouvrir un espace de discussion sur l’opérationnalisation de ces trois notions. Comment s’en saisir sur le terrain ? En quoi celles-ci peuvent-elles guider les méthodes employées et constituer  des outils analytiques heuristiques dans l’analyse du matériau ? Quels sont, au contraire, les difficultés, problèmes et limites rencontrés dans l’usage de ces notions face à la réalité du terrain ?

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